• Maurice et Louisette ont lancé un projet intitulé "Le Grand Journal des Pensées" il y a un an.

    Par manque de temps, j'ai décidé de leur donner la possibilité de s'exprimer directement grâce à un article invité.

    Leur idée est très originale…

     

    le_grand_journal_de_pensées

     

    Nous avons lancé un projet intitulé Le Grand Journal des Pensées il y a un an.

    De quoi s'agit-il, et pourquoi devriez-vous vous y intéresser ?

    L'idée est de vivre une aventure humaine extraordinaire. Tout ce que vous avez à faire, c'est d'écrire vos pensées en quelques pages, sur Le Grand Journal que vous pouvez publier sur Amazon dans la langue de votre choix (Amazon en accepte 34 !).

    Des auteurs résidant aux USA, en Hollande, en Thaïlande, au Nigéria, et en Tanzanie ont déjà participé au projet…

    Par conséquent, vos pensées feront partie d'un large projet global, et seront vendues sur Amazon au prix unique de 0,99 USD (ou 0,99 €).

    Votre contribution aidera à nourrir les idées et les pensées des autres lecteurs dans le monde. C'est donc une opportunité pour vous d'exprimer vos sentiments sur les sujets qui vous tiennent à cœur.

    Le but est de laisser une trace de notre Existence sur Terre.

     

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    Louisette DUPUIS-CHEN & Maurice DUBOSSON

     

    Quand nous aurons disparu, nos pensées et  notre esprit resteront en souvenir, en héritage pour notre famille et nos amis qui auront ainsi une preuve de notre passage. Même après notre mort, nos pensées et nos idées demeureront immortelles.

    Plus nous serons nombreux à faire partie de ce projet, plus il sera efficace car personne ne pourra nous effacer puisqu'il existe une possibilité de stockage pratiquement illimité depuis les récents progrès technologiques.

    Dans quelques années, Le Grand Journal des Pensées pourrait faire partie du Patrimoine Mondial de L'UNESCO.

    Si le challenge vous tente, nous vous invitons à aller voir les 22 premiers volets :

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    gjdp-marice_dubosson

    Quand vous aurez terminé d'écrire votre texte (quelque soit la longueur), contactez-nous. Nous serons alors ravis de vous aider à auto-publier votre œuvre sur Amazon.

    C'est facile, amusant et gratuit !

     

    Contacts :

    mauricedubosson@yahoo.fr

    louchen14@yahoo.fr

    Nous espérons vivre cette merveilleuse aventure avec vous tous !
     

    Amitiés et à bientôt.

    Maurice DUBOSSON & Louisette DUPUIS CHEN


    Précisions :
    Les auteurs restent propriétaires de leurs droits respectifs.
    "Tout est bien entendu gratuit et vous êtes entièrement propriétaire de vos droits d'auteur."


     


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  • Je connais l'auteure Catherine Lang depuis maintenant plusieurs années par le biais de divers regroupements d’auteurs indépendants qui se sont créés sur Facebook et ailleurs.

    Catherine est dotée d’une personnalité forte et pleine d’humour, et j’ai eu l’occasion de la rencontrer « en vrai » en mars dernier, au salon du livre à Paris.

    Depuis le temps qu’elle fait partie des auteurs que je souhaite interviewer, c'est désormais chose faite… et vous n'allez pas le regretter !

    Merci Catherine ;-)
     

    catherine_lang_SDL2014
    Catherine LANG en bonne compagnie,
    avec Jacqueline et Jacques Vandroux (au milieu)
    et Chris Simon

    au Salon du Livre 2014
    Photo repiquée sur l'excellent blog des Vandroux
    (Allez-y !)

     

     

    1. Tu as plusieurs livres à ton actif. Peux-tu nous en parler brièvement ?

     

    Difficile de parler de ses livres, c’est parler de ce qu’on aime.

    Les Ballerines bleues est un roman policier sous forme épistolaire, l’histoire d’un prisonnier qui écrit à sa fille depuis sa prison pour raconter son histoire.

    Kevin Martin, un homme sans histoire. L’écriture de ce livre a été chapeautée par un écrivain. Nous étions huit auteurs, avec rencontres quelques week-ends pendant huit mois. Il s’agissait de « s’interroger sur notre place dans ce monde terminé (?), où aurait sonné la fin de l’Histoire et commencé le long sommeil de l’Occident. S’interroger pour encore écrire et créer des personnages aux prises avec ce moment-là de notre (de nos) histoire(s) – au fond, sur ce qu’est l’homme (la femme) occidental(e) en ce début de XXIè siècle. Partir de personnages réels évoqués dans la presse, notamment par exemple les suicidés, ou bien "partir" de sa propre expérience, de ses propres doutes, pour dévoiler cet "homo depressus" ou, au contraire, découvrir des thèmes d’espoir et d’avenir. »

    Cette précision pour dire que l’histoire de Kevin Martin s’inscrit dans un projet plus large et plus complexe que le thème de la pédophilie qui a été le prétexte à dire. Ce fut, pour moi, une aventure exceptionnelle et très marquante.

     

    les_ballerines_bleues
    Kevin_Martin_Lang

     

    Le quart des choses, raconte la journée d’un trentenaire au RSA, monologue intérieur, ce qu’il voit, ses voisins, la rue, son regard sur les évènements locaux, mondiaux, le temps qu’il fait, ses réflexions sur la planète. Un livre un peu cynique, classé dans la catégorie humour.

    La gare de Merlimont, est une promenade en train et dans la vie d’un frère et d’une soeur, dont les routes se séparent.

    Traversée est un recueil de textes libres, de poésie, parfois « à la manière de » certains auteurs que j’ai lu, et B.A.L. en soir, une nouvelle érotique sur fond de cyber-sexe.

     

     

    2. Pourquoi écris-tu ? Quest-ce qui te pousse à écrire selon toi ?

     

    C’est une question très vaste et difficile.

    J’ai découvert il y a peu de temps que j’aimais écrire, depuis environ 5 ans. Je ne dis pas que je n’y avais jamais pensé, il y a longtemps, de manière que je qualifierai de très fugitive, mais je m’étais dit que ça n’était pas pour moi. Et puis, je n’avais pas trop de temps à consacrer à ce type d’activité. Chaque livre, chaque texte écrit, qu’il soit court ou long, qu’il soit poétique ou érotique, est une expérience, un défi que l’on se lance, c’est difficile, cela demande du temps, de la concentration, de l’énergie, et je ne m’étais pas penchée sérieusement sur le sujet.

    Écrire, c’est une manière d’avancer, d’être là. Je crois qu’on écrit parce qu’une vie ne suffit pas (ce n’est pas de moi).

    Je crois que nous portons tous au fond de nous l’angoisse de la mort, qu’on se l’avoue ou non ; écrire est une manière de l’évacuer. Mais que les lecteurs se rassurent, je n’ai pas une personnalité morbide, je suis une personne gaie et souriante. Tu m’as rencontrée, tu peux en témoigner.

    Quand on écrit, on est seul, tout en sachant que l’on fait partie d’une grande communauté d’auteurs. J’ai toujours aimé la solitude, et j’aime aussi l’idée de partager une passion commune.

    Écrire, c’est aussi être libre, et ça, c’est important.

    Enfin, on écrit peut-être le livre qu’on aurait voulu lire… à la manière dont on aurait voulu qu’il soit écrit.

     

     

    3. As-tu des thèmes de prédilection, et quelles sont tes inspirations ?

     

    Je ne sais pas trop quels sont mes thèmes de prédilection, par contre, je sais qu’il y a des genres que je ne traiterai pas, soit parce que je ne suis pas assez compétente, soit parce que je ne suis pas attirée. La science-fiction, par exemple (bien que j’aime la lire), la fantasy, le steampunk, la romance…

    Dans tout ce qu’écrit un auteur, il y a des thèmes que l’on retrouve. Pour moi, ce serait peut-être une interrogation sur la vie, sur nous, ce que nous sommes, le monde qui nous entoure. Mes lecteurs savent que dans mes livres, les personnages ne sont jamais ni tout noir ni tout blanc. Ils sont humains. Nous sommes capables des meilleures et des pires choses. Ce n’est pas un regret de ma part, et je ne cherche pas à changer le monde, mais j’essaie de « constater », de raconter des histoires que j’invente, bien sûr, mais qui sont ancrées dans la réalité.

    Quant aux inspirations, c’est un vaste sujet ; l’inspiration, c’est aussi ce que l’on est, ce que l’on a lu, la vision que l’on a du monde ou celle que l’on pourrait avoir.

     

     

    4. Tu as la particularité d’être ce que lon appelle un « auteur hybride », cest-à-dire que tu es à la fois un auteur autoédité ET un auteur qui a un éditeur. Peux-tu nous en dire plus àce sujet ?

     

    Quand j’ai commencé à regarder les premiers textes que j’avais écrits, je me suis posée la question suivante : qu’est-ce que j’en fais ? La réponse est venue naturellement, je vais les éditer. Il ne m’est pas venu à l’esprit, à ce moment-là, de les soumettre à un éditeur. Parce que je n’imaginais pas qu’un éditeur puisse s’intéresser à ce que j’écris. Mes livres sont dans un format plutôt court et ce n’est pas très intéressant commercialement parlant. J’ai donc chercher un imprimeur dit « traditionnel », à qui j’ai confié l’impression de mes livres (ce que je continue de faire aujourd’hui, car j’ai des lecteurs qui ont des réticences avec les achats en ligne et je fais parfois des salons).

    Les éditions sont le fruit de rencontres. Mon premier livre, La gare de Merlimont, avait déjà été imprimé par mes soins quand j’ai croisé un éditeur qui l’a pris dans son catalogue. L’expérience n’a pas été concluante et j’ai récupéré mes droits au bout d’un an. Pour Kevin Martin, un homme sans histoire, le texte intéressait beaucoup un éditeur, mais il aurait fallu que j’en ai deux autres dans cette veine-là, ce qui n’est pas évident compte tenu de la psychologie du personnage qui n’a pas été facile à gérer. À noter aussi que j’ai proposé ce texte à un éditeur qui fait du court, mais qu’il a été refusé parce que trop dur.

    Pour B.A.L. en soir, la nouvelle érotique, c’est aussi le fruit d’une rencontre, j’ai répondu à un premier appel à textes, il n’a pas été retenu ; je l’ai ensuite soumis à un deuxième appel à textes et il a été validé. C’est une nouvelle ; et elle est éditée en numérique sous mon vrai nom.

    En dehors de ces cas précis, je n’ai jamais présenté mes livres à un éditeur.

    À dire vrai, être éditée me fait un peu peur. Quand je vois que certains auteurs abandonnent leurs droits à vie (plus 70 ans après leur mort), pour 10 % du prix hors taxes d’un livre, avec une exclusivité sur les livres à venir, je me dis qu’il y a un problème. Je sais qu’il y a des éditeurs plus humains qui proposent des contrats plus courts et des pourcentages plus intéressants, mais ils ne doivent pas être très nombreux. J’aurais aussi un peu de réticence à « abandonner » mes textes. Bien sûr, je suis prête à faire une exception pour Gallimard, mais personne ne s’est pas encore manifesté.

    J’aime cette indépendance que donne l’auto-édition ; l’auteur reste maitre de tout, même si ça n’est pas toujours une grande réussite, mais cela me convient. Et puis avec le temps, on apprend, on s’améliore (je l’espère, je parle pour moi).

     

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    5. Cest toi qui a lancé le projet de livre collectif Électrons Livres n°2. Selon toi, est-ce un bon moyen, pour les auteurs indépendants, de faire connaître leur travail ? Est-ce que cette expérience a été concluante ? encourageante ? décevante ? 

     

    Ce n’est pas moi qui suis à l’initiative de ce projet. C’est le groupe "Les auteurs auto-édités", créé par Bruno Challard.

     

    Je venais juste d’arriver dans le groupe, quand Bruno a lancé le premier recueil Électrons livres. L’année dernière, j’avais soumis à Bruno l’idée d’en faire un second. C’est vrai, j’ai un peu coordonné le recueil, mais les relectures de textes et les décisions de les faire figurer ont été faites de manière collégiale et c’est Bruno qui s’est chargé de la mise en ligne.

    Pour ce qui me concerne, c’est une expérience concluante, même si aujourd’hui, on oublie quelquefois que ces deux recueils existent et qu’ils sont le résultat d’un travail en commun, ce que j’apprécie beaucoup pour ma part. Je fais partie de ces auteurs qui pensent qu’on a tout à gagner à faire des choses ensemble. Cela permet aussi de se connaître un peu mieux et de créer des solidarités.

    Cette année, la réalisation d’un autre recueil n’a pas été évoquée, et ceci pour plusieurs raisons : nous avons quelques « leçons » à tirer de ce qui a été réalisé (le délai laissé aux auteurs pour préparer leur texte, l’implication plus ou moins importante des uns et des autres, etc. Et surtout, nous manquons de temps, tous, entre notre activité d’écriture, la promotion de nos livres, etc.).

    Par ailleurs, le groupe "Les auteurs auto-édités" a lancé un Prix de l’auto-édition, nombre d’entre nous sont jurys. La lecture des ouvrages prend du temps et il faut faire toute sa place à cet évènement sans qu’il soit parasité par une autre, notamment lors de l’annonce des résultats.

    Mais il n’y a aucune raison pour que cette expérience ne se renouvelle pas.

     

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    electrons_livres_2

     

     

    6. Quels sont les réseaux et sites que tu as lhabitude dutiliser pour faire connaître tes ouvrages ? Où as-tu pu observer les meilleurs résultats ?

     

    J’utilise les mêmes réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+) que les autres auteurs, ainsi que certaines plateformes comme Booklaunch ou Iggybook.

    Booklaunch est ce que l’on appelle une page d’atterrissage, consacrée à un seul livre. Comme pour Iggybook, on peut y parler du livre et faire figurer tous les liens vers les plateformes d’achat. La lecture des statistiques y est intéressante, on connait le nombre de clics vers les plateformes de vente.

    J’aurais du mal à dire que tel ou tel réseau ou site donne les meilleurs résultats, l’efficacité vient d’un tout, mais probablement plus coordonné que ce que je fais.

    J’utilise aussi Goodreads. Mais je n’exploite pas à fond tout ces moyens, ni de manière régulière ; la promotion, c’est une tâche indispensable soit, mais qui est ingrate aussi.

    Pour traiter, à mon petit niveau, de l’actualité littéraire et des auteurs indépendants, j’utilise Scoop.it, j’ai aussi un blog et une page Facebook Ecrivayon, où je relaie l’actualité de mes livres, les commentaires que je fais pour les autres auteurs, etc.

     

     

    7. As-tu dautres sujets que tu souhaiterais aborder ici ?

     

    Pour parler de communautéd ’auteurs et partages, il y a de nombreux groupes et sites ; à ce sujet, je voudrais signaler un évènement hebdomadaire sur Twitter, c’est #Lundiblogs @Lundiblogs, créé par Chris Simon (voir notre interview sur ce site). Tous les lundis, les auteurs sont invités à partager des évènements depuis leur blog : un texte, un commentaire d’un autre auteur, une interview, un évènement, une réflexion, liés à l’écriture et la littérature. Twitter est un réseau social à ne pas négliger.

    Je suis aussi un des « trois lecteurs fous » (ainsi que nous nomme Nicolas Tison), de l’Ebookivore.

     

    Nous essayons de chroniquer le maximum d’auteurs, auto-édités pour la très grand majorité, mais nous ne nous interdisons pas de lire aussi certains livres édités.

    Ces chroniques sont regroupées dans un ebook, en ligne sur Amazon, en numérique. La première mouture est sortie en janvier 2015, nous préparons petit à petit la prochaine.

     

    Je voudrais évoquer aussi la sortie récente d’un recueil de poésie, La différence, suite à un concours de poésie initié par Alain Bonati, Plume de poète.

    J’ai fait partie du jury et réalisé la publication sur KDP et Createspace par l’intermédiaire de mon association (Ecrivayon).

     

    ebookivore
    la_différence_poésies

     

     


    Pour en savoir plus sur Catherine Lang, retrouvez-la parmi vos réseaux :


    Le blog de Catherine Lang :

    http://ecrivayon.over-blog.com/

     

    Sa page Facebook :
    https://www.facebook.com/LeQuartDesChosesRomanParCatherineLang?fref=ts


    Son compte Twitter :
    @ecrivayon

     

    Scoop.it :
    http://www.scoop.it/u/catherine-lang


     

    Et découvrez son dernier livre Les Ballerines bleues.
     

    Résumé :
    Ludovic est en prison. C’est l’occasion pour lui d’écrire à sa fille unique, qu’il n’a pas vue depuis longtemps. Tout au long de ses lettres, il va raconter ce qu'il lui est arrivé, pourquoi il se retrouve dans cette maison d’arrêt dans la région bordelaise, lui qui habite Paris. Il va revenir sur son passé, essayer de renouer des liens avec sa fille. Et tenter de comprendre qui est la femme aux ballerines bleues morte sur la dune du Pilat un soir de septembre.

     

    les_ballerines_bleues


     


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  • Amanda CASTELLO est une auteure brillante et passionnée, comme elle nous l'a déjà démontré dans la première partie de l'interview que nous lui avons consacrée.

    Dans cette seconde partie, Amanda va nous parler d'auto-édition et de développement personnel… Une occasion formidable pour notre blog "Auteurs Indépendants" de mettre en avant ces notions essentielles d'amour, d'altruisme et de partage auxquelles la liberté de l'auto-édition n'échappe pas ;-)

    Amanda Castello

    5. Nous vivons dans un monde où  la quantité d’informations ne cesse d’augmenter chaque jour. Sollicités de toutes parts, nous sommes tous confrontés à un manque de temps. Que penses-tu de l’avenir du livre dans un monde comme le nôtre ? Ne crains-tu pas de voir les lecteurs numériques se désintéresser progressivement du support écrit pour des formats tels que les podcasts ou les vidéos ?

    L'avenir du livre et donc de la lecture ne se situe pas, à mon avis, dans le débat stérile entre livre-papier et livre-numérique, entre communication-vidéo et communication-écrite. Je crois que la clé du problème se trouve dans notre capacité d'enseigner le plaisir de la lecture, de donner le goût du livre aux enfants. Heureusement, les statistiques disent que la littérature enfantine permet actuellement de sauver le marché du livre. Un enfant qui lit régulièrement aujourd'hui est un adulte qui ne pourra plus se passer de lire. Un enfant qui est malheureusement planté devant la télévision, les jeux vidéo et les tablettes dès son plus jeune âge ne deviendra jamais un lecteur, que ce soit en numérique ou sur papier. Il va donc de notre responsabilité de pousser les jeunes à découvrir les plaisirs de la lecture. Il faut stimuler leur créativité, leur envie de pénétrer, de découvrir « Le Pays Fantastique » afin de ne pas le laisser mourir, comme disait Michael Ende dans son superbe ouvrage « L’Histoire sans fin ». Suivons l’exemple de Bastien dans ce roman et sauvons la Petite Impératrice qui règne sur « Le Pays Fantastique », soutenons la fantaisie, défendons l’imagination, protégeons le cerveau de nos enfants et ainsi l'avenir de l'humanité.

    Cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas la commodité d'un e-book quand je suis en voyage, ou pour lire couchée et ne pas devoir supporter le poids d’un livre de 400 pages. Je reconnais également l'intérêt d’une vidéo pour avoir une communication claire et immédiate ou la rapidité du passage de l’information grâce à un podcast. Je suis bien consciente de leur utilité et je m’en sers régulièrement pour mes cours, conférences, formation en e-Learning, You Tube…. Ce sont, pour moi, des approches complémentaires et non antagoniques.

    blog opération succès amanda castello

    6. Peux-tu nous parler du développement personnel ? Quand as-tu commencé à t’intéresser personnellement à ce sujet ? Y a-t-il eu un facteur déclencheur dans ta vie, ou as-tu baigné dans un environnement familial où il avait déjà toute son importance ?

    J'ai beaucoup travaillé et continue à travailler sur le développement personnel. Pendant deux ans j'ai collaboré avec un ami, Fabrice Béal, publiant chaque semaine un article sur son blog http://www.operation-succes.com/blog/.

    Cette discipline, reconnue désormais sous l’appellation « Développement personnel », est extrêmement importante dans la situation sociale dans laquelle nous vivons. La crise n’est pas seulement économique et financière, elle touche tous les aspects de la vie personnelle, affective, sociale, spirituelle. Les gens en ont chaque fois plus besoin. Cela aide à résoudre les problèmes, à retrouver un équilibre ou à ne pas le perdre, à augmenter la capacité d’intégration individuelle dans la société sans perdre son identité, à travailler sur l'estime de soi, sur l'augmentation de la confiance en ses propres capacités. Il existe aujourd’hui d'excellentes techniques à la portée de tous. Elles favorisent une ouverture d'esprit et permettent même d'atteindre des niveaux supérieurs, comme l’ouverture à la spiritualité (je pense ici aux enseignements de Neale Donald Walsh, Deepak Chopra, Wayne Dayer, Bernie Siegel, Brian Weiss, Denise Linn, Daniel Goleman, Matthieu Ricard, Eckart Tolle, Don Miguel Ruiz, Lise Bourbeau, Louise Hay...)

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    livre_deepak_chopra
    livre_wayne_dyer
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    livre_denise_linn
    livre_daniel_goleman
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    Avoir vécu dans une famille ou des idéaux étaient respectés et des valeurs enseignées m'a certainement poussée à faire les choix qui ont marqué ma vie et à m'intéresser au monde extérieur, sans jamais renoncer bien sûr au développement individuel. Certains termes sont nés avec notre époque et, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, il y a 30 ans, nous pratiquions le développement personnel sans lui donner ce titre. Aujourd’hui, c’est une matière de réflexion, objet de publications et de formations, ce que je propose depuis des années.

     

    7. Comment es-tu arrivée à l’auto-édition ? Est-ce un choix délibéré de ta part ?

    L’auto-édition, je l'ai découverte en suivant le cours de Christian Godefroy avec le Kindle Bank System. J’étais ignorante en la matière et pensais qu’auto-édition signifiait auto-publication. Cette formation de Godefroy m'a beaucoup appris.

    Pourquoi je me suis intéressée à l'auto édition ? Simplement et au début parce que travailler avec des éditeurs est extrêmement difficile, compliqué et souvent très décevant. « Le Voyage Initiatique d'Elena », par exemple, je l'ai proposé à de nombreux éditeurs. Les « Grands » d'abord et les moyens ensuite. Je les avais ciblés en fonction de critères précis à travers leurs catalogues. Les réponses - quand j'en ai obtenues - ont été « votre livre est très intéressant, il ouvre sur de grandes prospectives, il peut toucher beaucoup de personnes, il est très bien écrit, mais… c'est un sujet risqué, difficile à vendre. »

    Certains m'ont même dit : « éliminez la partie spirituelle, la partie trop axée sur la mort, conservez l’action très bien menée et transformez votre livre en un roman d'aventure, genre Harry Potter (…) ». Voilà pourquoi je me suis ensuite intéressée aux possibilités qu'offrait CreateSpace pour la version papier et ensuite l'e-book.

    J'ai suivi le même procédé pour d'autres livres, à l’exception de « Padi et l'aventure de la vie », qui est en format A4. Richement illustré par de multiples photos et dessins, il ne peut pas, selon les propositions actuelles de CreateSpace, être publié en version brochée chez eux et donc mis sur la librairie Amazon. Son coût serait prohibitif pour l’acheteur.


    J'ai fait une tentative auprès d'une maison d’édition importante, dont je préfère taire le nom, mais qui n’a pas encore abouti. Je maintiens donc, pour le moment, l'autoédition avec la vente directe sur mon site, durant mes conférences, par la promotion sur les réseaux sociaux, le bouche à oreille... Bien sûr, la publication avec un éditeur national permettrait à un livre comme celui-ci d’avoir sa place dans toutes les librairies de France et de Navarre favorisant ainsi sa diffusion pour les enfants, les écoles, les familles, les soignants qui ont besoin de cet instrument. Mais je ne désespère pas, un jour ou l'autre, de trouver un éditeur, intelligent et sensible qui comprendra l'importance de cet ouvrage.

     

    8. Quels sont les principaux avantages et obstacles de l’auto-édition, selon toi, et comment envisages-tu l’avenir à ce niveau ?

    Je n'ai pas assez de pratique sur ce sujet et je ne crois pas que ma réponse pourrait être intéressante pour le débat en cours. D’autres auteurs qui publient depuis bien plus longtemps de  cette façon pourront certainement répondre beaucoup mieux à ce genre de question. Les limites que je vois sont celles mentionnées ci-dessus par rapport à mon livre pour les enfants, « Padi et l'aventure de la vie ». C'est pour moi une question de diffusion massive dans les librairies qui est en jeu. Des libraires peuvent-ils s’intéresser à des livres sortant du canal habituel où l’auteur ne reçoit que des miettes ? Quels sont les nouveaux rapports à créer pour ne léser personne ? L’auto-édition est aujourd’hui une réalité dont le monde de l’édition et de la diffusion ne peut plus ne pas tenir compte.

    Parmi les questions ou les doutes, il faut peut-être ouvrir le chapitre de la protection de la propriété littéraire. Les risques de plagiat augmentent avec la circulation des livres en version e-book et certains auteurs ont découvert leurs propres ouvrages publiés ou vendus sans leur accord ni contrôle sur des blogs, des plateformes, etc.

    Au niveau des avantages, l’un des plus importants est certainement la liberté de l’auteur/e. Liberté d’écrire et de publier, liberté d’avoir une relation directe avec ses lecteurs et lectrices, liberté de décider de ses campagnes de promotion, liberté de présenter son travail et de vendre dans les salons du livre, les espaces culturels des grandes surfaces, certains librairies mêmes, les blogs et sites, sur les réseaux sociaux… tout cela sans dépendre du bon vouloir d’un éditeur ou d’un libraire souvent peu enclin à laisser le livre en vitrine !

     

    9. Si cela n'est pas indiscret et que cela ne te semble pas prématuré d'en parler, quels sont tes autres projets en cours ou futurs ?

    Les projets en cours dans le domaine de l'écriture : reprendre et développer quelques-unes des histoires du recueil de nouvelles « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde » et en faire un livre. Par exemple, la première histoire Le Cristal de Iemanjá est issue d’un manuscrit qui comporte déjà 200 pages. J’y travaille.

    Dort également dans un tiroir un deuxième livre que je n'ai jamais terminé. C’est un livre sur le vécu avec mon mari et l'expérience de la maladie. Une « Via Crucis » que je n'ai encore pas pu conclure. Il faudra pourtant que je me décide. À la lumière de mon expérience de plus de 20 ans dans le domaine des soins palliatifs, je devrai ajouter un ultime chapitre car bien évidemment ma vision aujourd’hui n’est plus la même. Le témoignage reste cependant utile pour celles et ceux qui vivent des expériences similaires. Chacun empoigne sa propre vie avec les moyens à sa disposition. Toutes les épreuves sont des occasions pour grandir, comprendre et s’améliorer.

     
     

    10. Si tu avais une accroche à formuler pour nos lecteurs afin de leur donner l’envie de découvrir tes livres, quelle serait-elle ?

    Le mot accroche m’impressionne toujours. D'une part parce qu’il semblerait qu'avec une bonne accroche on peut tout faire. J'ai appris cela également avec Christian Godefroy et sa splendide formation du KBS. Mais cela me gêne un peu, comme si l’accroche pouvait avoir plus d’importance que le contenu. C’est une vision toute personnelle, j’en conviens. Autant l’importance du titre d’un livre m’est parfaitement claire, autant ce concept d’accroche ne « m’accroche » pas. Je suis en train de couper les cheveux en quatre, n’est-ce pas ? Bien sur  qu’un titre doit « accrocher », mais l’accroche est-elle fondamentale pour arriver à vendre ? Probable. La question serait-elle plutôt : ai-je vraiment envie de vendre ? Est-ce ma motivation ? Non, mais c’est important de vendre. On écrit pas pour vendre, nous sommes d’accord, mais un livre non acheté n’est pas diffusé (sauf dans les bibliothèques), alors il me faudra me résoudre à étudier « l’art des accroches »… (Lol !)

    Mais en toute confidence, en vieille idéaliste que je suis, j’avoue que mon désir secret se voudrait détaché de ces contingences matérielles. Ce dont j'ai envie, c'est d'intéresser les autres. Ce que je souhaite, c'est partager ce que je sais, ce que j'ai appris, ce que j'ai vécu, ce que j'ai compris… ce qui peut servir peut-être à d'autres en l’adaptant à la propre réalité. J'apprécie énormément le rapport créé avec mes lecteurs et lectrices, j'affectionne les commentaires, les échanges, les questions. Ma curiosité me pousse à analyser les critiques pour améliorer ce que je peux. Il n’est pas possible cependant de plaire à tout le monde et je ne crois pas qu'il faille chercher de plaire à tout prix. J'aime savoir qu'un de mes livres a servi à quelqu'un, qu'il a effacé une peur, qu'il a rassuré, qu'il a apaisé, qu'il a aidé ou simplement qu’il a fait rêver un moment...

    Si j'étais obligée d’écrire une phrase de marketing, je dirais simplement « Si vous cherchez un livre authentique écrit avec le cœur, pensé sincèrement avec la tête et offrant une ouverture vers la Lumière où tout ce qui est apparemment impossible peut devenir possible, alors je vous attends ! »
     


    11. Et enfin, peux-tu nous parler du lien que tu fais entre le bonheur de partager des bons moments avec les autres, et l’amour de soi ?

    Le bonheur de partager des bons moments avec les autres ne peut pas être séparé de l'amour de soi. On ne peut aimer les autres que si on s'aime soi-même, on ne peut respecter les autres que si on se respecte soi-même.

    Partager signifie donner et recevoir. Pour donner il faut déjà avoir en soi quelque chose, il faut aimer vouloir donner, mais il faut aussi apprendre à recevoir. Partager c'est apprendre la valeur de l'échange, l'ayni comme disent les Incas.

    Amanda_Carl_Simonton
    Amanda en compagnie du célèbre
    cancérologue américain Carl Simonton


    P.S. Merci pour cette belle interview, Charlie. Elle m’a donné l’occasion de réfléchir et de mettre en lumière de nombreux aspects du travail d’écriture. Lire et écrire, deux amours qui remplissent la vie, deux amis qui ne laissent aucune place à la solitude, deux maîtres pour ouvrir le Chemin. Merci !


    Retrouvez Amanda Castello sur internet :

    Le site de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/

    Le blog de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/blog/

    Son site personnel :
    http://www.amandacastello.com/

    Son blog personnel « Pachamama » :
    http://www.amandacastello.com/blog/

    Son blog en français pour aider les futurs bacheliers :

    http://www.passer-son-bac.com/

     


    Pour approndir les informations de cette interview très riche, je vous invite à découvrir les auteurs cités par Amanda, ainsi que les travaux du docteur Carl Simonton :
    http://www.visualisation-creative.com/dr_carl_simonton.php

    Quelques principes du Dr Simonton :
    Nos émotions influencent notre état de santé et notre guérison de manière importante;
    Nos croyances profondes ainsi que notre attitude influencent nos émotions, donc contribuent à notre état de santé;
    Nous pouvons influencer nos croyances, notre attitude et nos émotions, ce qui peut influencer notre santé;
    Des manières d'influencer nos croyances, attitudes et émotions peuvent être enseignées et apprises;
    Une des forces motrices très puissantes dans notre système immunitaire et autres systèmes de guérison, sont nos émotions.

     

     


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