• Acte I article 03 - De l'usure et des éternels

    Désert tryptique - Bruno Cantais

     

     

         Je n’ai peur de rien, je vous dis. Faites-moi voir votre visage !<o:p></o:p>

         Tu perds ton temps, et je te rappelle qu’il est beaucoup plus précieux que le mien.<o:p></o:p>

         Vous êtes éternel ?<o:p></o:p>

         Plus que toi, c’est certain.<o:p></o:p>

         Pourquoi me tutoyez-vous, au juste ? Parce que vous vous croyez supérieur ?<o:p></o:p>

         Non.<o:p></o:p>

         Pourquoi, alors ?<o:p></o:p>

         Parce qu’il me semble que je te connais assez pour pouvoir te tutoyer.<o:p></o:p>

         Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?<o:p></o:p>

         Je n’oublie jamais le visage de mes clients.<o:p></o:p>

         Je suis votre client, moi ?<o:p></o:p>

         Bien sûr.<o:p></o:p>

         Mais je ne vous ai pourtant jamais rien demandé !<o:p></o:p>

         La demande vient toujours des clients.<o:p></o:p>

         Je m’en souviendrais !<o:p></o:p>

         C’est ce que j’aurais cru, mais cette conversation tend effectivement à prouver le contraire.<o:p></o:p>

         Il faut dire que si je ne vois pas votre visage …<o:p></o:p>

         N’insiste pas : tu ne le verras pas avant de pouvoir sortir d’ici.<o:p></o:p>

         Je pourrai donc le voir ?<o:p></o:p>

         Peut-être.<o:p></o:p>

         Toutes ces énigmes, ces réponses évasives … Rien n’est donc jamais sûr, dans votre monde ?<o:p></o:p>

         La suite des événements ne dépend que de toi, et non de moi.<o:p></o:p>

         Je peux vous avoir à l’usure, vous savez.<o:p></o:p>

         Je t’en défie.<o:p></o:p>

         Pourquoi ?<o:p></o:p>

         On ne craint pas l’usure, lorsque l’on est éternel.<o:p></o:p>

         J’aurais dû m’en douter. Vous êtes donc Dieu ?<o:p></o:p>

         Qu’est-ce que Dieu, pour toi ?<o:p></o:p>

         Je ne sais pas : je ne suis pas croyant.<o:p></o:p>

         Il va falloir le devenir.<o:p></o:p>

         Je ne demande pas mieux, mais je vous avertis : je ne crois que ce que je vois !<o:p></o:p>

         Lorsque l’horizon est plat, tu crois que la terre est ronde ?<o:p></o:p>

         Ça n’a rien à voir : c’est scientifique.<o:p></o:p>

         Es-tu un scientifique ?<o:p></o:p>

         Je n’en ai pas fait mon métier, mais j’aurais pu.<o:p></o:p>

         Tu le regrettes ?<o:p></o:p>

         Non. Il faut bien effectuer des choix, dans la vie.<o:p></o:p>

         A la bonne heure ! Enfin, nous y arrivons !

     

     

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  • Commentaires

    1
    visiteur_Thézou@free
    Mercredi 22 Mars 2006 à 17:35
    j'attends la suite avec impatiente, je veux savoir......
    Bonne fin d'apr?midi ! a plus tard !
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