• De l'essence survient la nécessité

    Etre ou ne pas être...



    C’est de l’essence existentielle que survient la nécessité.

    Je ne suis pas de ceux qui croient que l’existence précède l’essence.
    Bien sûr, ici-bas, les choses paraissent différentes : selon les existentialistes, l'homme existe d'abord, et se constitue ensuite. Il existe dans un univers où il se construit ainsi librement. Les existentialistes mettent ainsi en avant la liberté absolue de l'homme, plongé dans l'angoisse d'avoir en permanence à se choisir et à se faire exister.

    Ce qui me déplaît dans cette vision assez pessimiste du monde et des êtres, c’est son caractère implicitement profane. « Dieu est mort ! » : concept nihiliste certes angoissant pour l’être, mais cependant immensément savoureux pour la philosophie, puisque lui offrant toute une religion à reconstruire. Or, l’existentialisme dépeint une vision très sombre de l’existence, où plus rien n’est sacré, et donc, par conséquent, où tout être se voit naître, se prolonger, et mourir.
    Pour moi, l’être n’existe pas par hasard. L’humilité de l’être va de paire avec la nécessité de croire, au sens religieux du terme. Si l’on n’est pas Dieu soi-même, c’est qu’il y a quelque part, ou, du moins, qu’il y a eu, jadis, un Dieu ou une entité supérieure, qui existait avant que tout cela ne commence. Le hasard est une chose, mais les éléments donnant naissance au hasard en sont une autre. Avant de tirer des numéros au fond d’un gros sac bien profond, il faut que quelqu’un les y ait mis. Ce n’est pas de la religion : c’est de l’évidence.

    Nulle part en ce monde, il n’existe d’effet sans cause.

    Si tu existes, c’est que quelque chose a été initialement préparé pour ça. Ton parcours existentiel n’est donc point une succession de fatalités, mais plutôt une succession de révélations destinées uniquement à laisser éclore ce pour quoi tu es là.

    L’être est ainsi, selon moi, de filiation divine. Non seulement il contient systématiquement des traces de cette filiation en lui, mais, en plus, c’est cette filiation qui constitue son seul fil d’Ariane possible.

    Qu’en est-il du Mal, de toutes les représentations que l’on peut s’en faire ? De toutes ses apparences ? De tous ses sortilèges ?

    Je pense que l’être est sans cesse tenu à la progression vers l’idéal divin. La réincarnation en est peut-être le processus. Mais certains êtres, lassés de ne pas être promus comme ils l’espèreraient, se gonflent petit à petit d’envie, d’orgueil, de colère et de mensonge jusqu’à un point tel que le mal devient leur religion. Pour ces êtres-là, les réincarnations se font sans doute de plus en plus difficiles, et leur persistance à ne pas voir leurs propres failles, de plus en plus incommensurable. Faire progresser un de ces êtres est sans doute un des actes les plus charitables que tu pourras effectuer.
    Car le chemin est long et périlleux.

    Et puisque nous en sommes encore à subir ces cycles répétitifs de réincarnations successives, ne sommes-nous pas tous encore un peu dans le mauvais chemin ?




     

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