• Disparition de Mélissa et Emeline

     

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    PARIS (AFP) - Deux fillettes âgées de 8 et 10 ans, Mélissa et Emeline, ont disparu depuis samedi dans le village de Bouillé-Ménard (Maine-et-Loire) entraînant le déclenchement du Plan Alerte Enlèvement mis au point par le ministère de la Justice, a annoncé dimanche le ministère.

     

    Selon les éléments fournis par le ministère de la Justice, "Emeline et Mélissa, âgées de 10 et 8 ans, n'ont pas réapparu à leur domicile de Bouillé-Ménard, à une quarantaine de km au nord-ouest d'Angers, depuis le 8 juillet vers 15H00".

     

    "Elles ont été aperçues pour la dernière fois peu avant 16H00" dans ce village et "apparaissaient suivre contre leur gré un individu de type européen, de taille et de corpulence moyennes", ajoute le ministère dans son communiqué.

     

    "Selon un témoin, cet homme présentait sur les bras des tatouages dont l'un pourrait figurer un bélier", souligne le ministère.

     

    En cas de localisation "des enfants ou de l'individu, n'intervenez pas vous-même mais appelez la gendarmerie au 0800 36 32 68", précise le ministère.

     

    Quelque 120 gendarmes, aidés de chiens, ont été déployés sur le terrain depuis la disparition des fillettes, a indiqué de son côté un enquêteur de la gendarmerie sur place. Des perquisitions ont été effectuées ces dernières heures et un hélicoptère a survolé les zones boisées proches de Bouillé-Ménard.

     

    C'est la première fois que le dispositif Alerte Enlèvement est déclenché en France depuis sa mise en place officielle en février dernier.

     

    Cependant, un dispositif proche avait déjà été lancé le 20 novembre 2005 en Maine-et-Loire, à l'occasion de l'enlèvement d'une fillette de 6 ans, Aurélia, par un homme qui l'avait emmenée de force alors qu'elle jouait avec sa soeur sur un parking de Jallais, près de Cholet. Elle avait été relâchée le lendemain soir après la diffusion d'un portrait robot du ravisseur et le déploiement d'importants moyens de recherche.

     

    Le ravisseur présumé, un homme de 36 ans, avait été interpellé deux jours plus tard à son domicile avec sa compagne, qui avait appelé les gendarmes. Le couple a avoué aux enquêteurs "une dizaine de viols et d'agressions sexuelles" sur des fillettes âgées de 3 à 12 ans et "une dizaine de tentatives ou de velléités d'enlèvement", selon la procureur d'Angers Brigitte Angibaud.

     

    Ces dernières semaines, les gendarmes ont enquêté sur plusieurs affaires d'éventuelles tentatives d'enlèvement d'enfants dans une région à l'est de Nantes, en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire.

     

    source : NEWS YAHOO

     

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    Pour la première fois le plan «Alerte enlèvement» a été déclenché. Mais il ne s'agissait pas d'une vraie disparition.

     
    DEUX FILLETTES, émeline, 10 ans, et Melissa, 8 ans, ont été retrouvées saines et sauves, hier dans un petit village du Maine-et-Loire, moins de quatre heures après le déclenchement – pour la première fois en France – du plan «Alerte enlèvement». Les deux soeurs avaient en effet été aperçues pour la dernière fois samedi aux alentours de 16 heures, marchant dans les rues de Bouillé-Ménard et semblant «suivre contre leur gré un individu de type européen, de taille et de corpulence moyenne». D'après ce même témoignage, émanant d'une enfant de 10 ans, l'homme présentait plusieurs tatouages sur les bras, «dont l'un pourrait figurer un bélier».
     
    Ce n'est pourtant que vers 22 heures que les gendarmes avaient été prévenus de cette disparition. Cent cinquante hommes, une équipe cynophile, plusieurs plongeurs et hélicoptère avaient aussitôt été déployés. Assorties de multiples perquisitions, ces premières recherches étaient demeurées vaines, conduisant le procureur de la République d'Angers à lancer, hier matin à 08 h 00, le tout nouveau dispositif d'alerte. «On n'avait pas le choix, a indiqué hier Brigitte Angibaud. Nous avions le sentiment que les fillettes étaient en danger. Les parents, selon leurs dires, ignoraient totalement où étaient leurs enfants.» Aussi les enquêteurs avaient-ils pris soin de prévenir l'ensemble des 600 habitants de Bouillé-Ménard de la disparition inquiétante d'Émeline et Melissa ; au même moment, un flash spécial était diffusé à intervalles réguliers sur les télévisions et à la radio, ainsi que sur les panneaux des gares et autoroutes. Des renforts étaient par ailleurs attendus en cours de journée afin de faciliter les opérations de recherche.
     
    Hébergement «convenu avec la famille»
     
    Mais à 11 h 10, hier, les deux enfants ont finalement réapparu. «Raccompagnées au domicile de leur mère par une habitante» domiciliée dans le village voisin de Combrée, Émeline et Melissa ont été examinées par un médecin dans la journée. Pour le moins étranges, les circonstances de leur départ, mais surtout de leur retour, restaient à préciser en début d'après-midi. De fait, la femme ayant raccompagné les deux soeurs a expliqué avoir hébergé les fillettes comme «convenu avec la famille», leur mère indiquant pour sa part, et dans un premier temps, ne pas connaître cette habitante. Peu après, la maman a finalement «reconnu» avoir confié ses enfants «à la dame» qui les a ramené à leur domicile. Selon le procureur Brigitte Angibaud, la mère l'avait oublié car elle se trouvait «dans un état d'ébriété avancé» samedi après-midi. Celle-ci a en outre reconnu avoir inventé l'histoire de l'individu aux bras tatoués.
     
    Le procureur a toutefois insisté sur le fait que «les conditions de lancement du dispositif étaient réunies» au moment où celui-ci a été déclenché.
     
    Inspiré du plan américain «Amber», «Alerte enlèvement» a été adopté en France en février. Un test avait été réalisé en novembre 2005 lors de la disparition, sur un parking près de Cholet (Maine-et-Loire), de la petite Aurélia, 6 ans, relâchée par son ravisseur le lendemain des faits. Faute d'indices et de témoignages, le système n'avait cependant pas été utilisé il y a deux mois dans le cadre de la disparition tragique de Madison, 5 ans, à Eyguières (Bouches-du-Rhône). Une exception qui n'avait pas manqué de provoquer la colère des associations de protection de l'enfance, jugeant le dispositif difficilement applicable.

     

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