• Il était une fois dans le métro, de Karen Merran

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Karen Merran au Salon du Livre à Paris. Karen est une auteure pleine d’énergie, de générosité et d’optimisme, et son premier roman Il était une fois dans le métro est loin de passer inaperçu. Énergie, générosité et optimisme sont-ils justement quelques-uns des ingrédients secrets de son succès ?


    IL ÉTAIT UNE FOIS DANS LE MÉTRO
    LE PITCH :

    Ce que la pétillante Maya préfère dans sa routine quotidienne "métro, boulot, dodo", c'est le métro. Elle aime observer les gens et imaginer leur vie.
    Chef de produits capillaires au sein du service marketing de Beauty Corporation, c'est aussi dans le métro qu'elle trouve les idées de shampoings ou lotions les plus innovantes.
    Un matin, à la station Saint-Lazare, d'une façon tout à fait inattendue, elle fait la connaissance de Roger, un SDF qui gagne sa vie en vendant Le Guide des restos pas chers. Elle décide alors de l'aider en élaborant une stratégie marketing. L'objectif qu'elle s'est fixé : trouver une idée originale pour que les gens lui donnent un peu plus d'argent et lui permettent de se sortir de l'impasse où il se trouve : pas de logement, pas de travail / pas de travail, pas de logement.

    "La sympathie des personnages complète l'humour et la tendresse inhérents au récit sur un fond naturellement philanthrope." – Magazine Elle

     

    SORT EN LIBRAIRIE AUJOURD'HUI MERCREDI 3 JUIN 2015 !
    PUBLIÉ PAR LES ÉDITIONS MICHEL LAFON


     

    1)   Bonjour Karen. Il était une fois dans le métro raconte l’histoire d’une chef de service marketing, d’une société de produits cosmétiques, qui fait la connaissance d’un SDF qu’elle va décider d’aider. Peux-tu nous en dire plus ?

     

    C’est l’histoire de Maya, une chef de produits capillaires qui prend le métro tous les jours pour aller travailler. Un matin, elle se fait voler son portable. Un homme tente d’arrêter son agresseur. C’est Roger, un SDF qui gagne sa vie dans le métro. Ils sympathisent et Maya décide de lui venir en aide en élaborant une stratégie marketing pour qu’il gagne plus.

     

    couv lafon

     

    2)   Notre société ignore totalement ceux qui ont échoué financièrement au point de ne plus avoir de toit sous lequel dormir. Pour autant, avoir de l’argent n’est pas représentatif en soi de la véritable valeur d’une personne. Les SDF seraient-ils, malgré eux, les gardiens de valeurs que nous avons tendance à négliger dans notre lutte contre la sécurité financière ?

     

    Je ne suis pas sûre… Certains SDF sont dans des situations tellement précaires, qu’ils n’ont qu’un seul objectif : survivre. La survie peut faire oublier certaines valeurs justement.

     

    3)   On devine que Maya va forcément changer la vie de ce SDF, mais en quoi cette rencontre avec Roger va changer la sienne ?

     

    Maya est une jeune fille de 28 ans issue d’une famille juive sépharade qui s’inquiète qu’elle ne soit pas encore mariée. Cette rencontre avec Roger va l’aider à grandir et à s’affirmer.

     

     

    4)   Le secret du bonheur, c’est quoi, pour toi ? En quoi le fait de pouvoir aider les autres à avoir une vie meilleure est une étape essentielle dans notre quête personnelle du bonheur ?

     

    C’est peut-être totalement naïf, voire mièvre… Ce qui me rend heureuse, c’est d’être à l’origine du bonheur de quelqu’un. J’ai toujours rêvé de sauver une personne. Seulement, voilà, je ne suis ni pompier, ni médecin. Je travaille dans un bureau. Je passe beaucoup de temps en réunion. Donc l’occasion de sauver quelqu’un ne s’est jamais présentée ! C’est pour cela que j’ai imaginé l’histoire d’une fille qui essaie de sauver un SDF. Même si c’est juste une fiction, écrire cette histoire m’a rendue heureuse !

     

    5)   Une idée de roman comme Il était une fois dans le métro, est-ce que ça naît comme ça, un beau jour, tout simplement en croisant la route d’un SDF ?

     

    Cette idée de roman est née dans le métro ! Je prends les transports en commun pour aller travailler. Et un matin, un homme entre dans mon wagon. Il explique qu’il a perdu son emploi, qu’il a faim et qu’il a besoin d’une pièce pour manger un repas chaud. Deux personnes lui donnent une pièce. Il sort. Puis un autre homme entre dans le wagon avec un discours quasi similaire. Personne ne lui donne une pièce. C’est à ce moment que je me dis, si ce deuxième homme avait eu un discours différent, peut-être qu’il aurait gagné quelque chose. Et moi, si j’étais à la rue, dans cette situation, qu’est-ce que je raconterais aux gens pour qu’ils me donnent de l’argent ? J’ai noté quelques idées et un jour je me suis lancée.

     

    6)   Un jour, à Paris, dans le métro, je suis tombé sur un SDF qui jouait Les 4 saisons de Vivaldi, au violon, comme un virtuose. Les gens passaient, certains levaient la tête vers lui, mais sans plus. Je suis resté à l’écouter, j’ai laissé filer trois rames de métro vers cette fuite du temps que j’avais décidé de mettre sur pause, je lui ai donné les quelques pièces que j’avais sur moi, et je lui ai demandé ce qu’il faisait là car il n’était manifestement pas à sa place. Il m’a dit qu’il était de Moscou et qu’il avait besoin d’argent pour rentrer chez lui. Et il avait effectivement été concertiste. J’ai été très triste de voir à quel point notre société est aveuglée par les décors, les costumes et les apparences. Ton roman est auto-édité. Rien que pour cette raison, nous savons qu’une grande partie des gens (et je veux parler des amoureux des livres) ne voudront pas le découvrir tant que les médias n’en parleront pas. Que penses-tu de la réputation de l’autoédition, pourquoi as-tu fait ce choix, et quelle accroche pourrait écrire ton personnage de Maya pour convaincre les lecteurs de lire ton livre ?

     

    Lorsque je me suis autoéditée, j’ai eu l’impression de m’autoproclamer auteure. Mais je n’avais pas l’impression d’être auteure aux yeux des autres. Je me sentais comme une sorte d’imposteur. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à faire ma propre promotion. C’est ma cousine qui a créé ma page Facebook. Et puis, la magie du bouche à oreilles a pris. Quelques blogs ont parlé de mon livre, je suis entrée dans le top 100 Amazon, puis le top 50, pour finir dans le top 5 des meilleures ventes Amazon, et finalement, les éditions Michel Lafon m’ont contacté pour éditer mon livre.
     

    7)  Depuis quand écris-tu ? As-tu un nouveau projet en cours ? Quelle est l’importance de l’écriture pour toi ?

     

    Un vieux rêve d’enfance ! J’écris pour mon plaisir depuis une dizaine d’années. Avant ce livre, j’avais surtout écrit des histoires pour enfants (pour mes enfants plus précisément). J’ai effectivement quelques idées d’histoires que je n’ai pas encore eu le temps de mettre sur papier. Mais le moment viendra !

     

    8)   Un bon livre, pour toi, en une phrase, c’est quoi ?

     

    Un bon livre, c’est quand on vit l’histoire plus qu’on ne la lit.   


     

    LIENS AFFILIATION.
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    sans que cela n'ait d'incidence ni sur les droits d'auteur de Karen, ni pour son éditeur.
    Merci d'avance de nous encourager à promouvoir beaucoup d'autres auteurs !
     

     

    Informations complémentaires :

    Retrouvez Karen Merran sur le site de son éditeur Michel Lafon :  

    http://www.michel-lafon.fr/livre/1602-Il_etait_une_fois_dans_le_metro.html 

     

     

    En savoir plus :

    http://leparisdunechicfille.com/2014/07/30/karen-meran-notre-auteure-lete/

    http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/il-%C3%A9tait-une-fois-dans-le-m%C3%A9tro-par-karen-merran/53742


  • Commentaires

    1
    ALAIN
    Vendredi 5 Juin 2015 à 16:24
    En fait, si on vous suit bien, si l'on veut trouver un éditeur, vous nous conseillez l'autoédition ? Est-ce que les éditeurs lisent vraiment les livres qu'ils reçoivent par la poste ?
      • charliebregman Profil de charliebregman
        Vendredi 5 Juin 2015 à 22:50
        Les éditeurs ne peuvent pas tout lire. La plupart des manuscrits reçus ne franchissent pas la première étape de pré-sélection (lecture du début et de la lettre d'intention). Par contre, les autres sont vraiment lus. Ils passent en comité de lecture. Plusieurs personnes lisent le livre et mettent une note. Pour être publié, il faut donc avoir convaincu la quasi-majorité du jury ! Les éditions Michel Lafon, dont il est question ici, n'acceptent plus les manuscrits. Ils jouent leur rôle de dénicheurs de talents... en fouillant parmi ce qui émerge des autoédités ;-)
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