• Certains prétendent qu'Internet rapproche les gens... Robert, un Annonéen de 45 ans, ne prétendra pas le contraire. Alors qu'il n'avait pas vu ses enfants depuis 15 ans, suite à un divorce difficile, il vient de retrouver leur trace sur Facebook.

     


     

    Une longue quête

    Des retrouvailles que le père de famille souhaitait provoquer depuis longtemps, sans trop savoir comment s'y prendre. « Je profitais de déplacements dans ma région d'origine, je trouvais des clients dans les alentours, je faisais des détours par les coins où ils allaient à la pêche... Mais ils n'étaient jamais là. »
    Une quête vaine, jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser la Toile. « Il y a quatre mois qu'il connaît l'ordinateur, avant il ne pouvait pas le voir », s'étonne sa compagne. L'apprentissage accéléré devait déboucher, au début de l'été, sur la rencontre tant attendue. Fut-elle virtuelle.

    « S'il avait pu traverser l'écran, il l'aurait fait »

    « Je m'amusais sur mon ordinateur, quand j'ai vu une publicité : "Retrouvez vos amis d'enfance". Tout de suite, ça a fait "tilt" ! J'ai tapé le nom de l'école où ils étaient et je suis tombé sur des <script type="text/javascript">// <![CDATA[ OAS_AD('Position1'); // ]]></script> amis à eux, qui m'ont dit d'aller sur Facebook. »
    Plein d'espoir, Robert décide décide alors de s'inscrire sur ce réseau social qui rassemble plusieurs centaines de millions d'internautes dans le monde... Et y entre tout simplement le nom de ses enfants. Après avoir écarté quelques homonymes, il tombe sur une photo de sa fille. « Elle n'avait plus la même couleur de cheveux qu'à l'époque, mais c'était bien elle. J'ai éclaté en larmes, j'avais envie de la serrer dans mes bras. » À propos de son fils, Robert précise avec fierté : « Il m'a accepté immédiatement. Nous avons pris la caméra pour discuter : s'il avait pu traverser l'écran, il l'aurait fait ! »

    « Pouvoir les serrer dans mes bras »

    Un premier échange, qui devait en appeler d'autres, même si ces relations nouvelles ne pouvaient être simples après 15 ans d'interruption. Mais le père dit ne pas vouloir brusquer les choses, pour « ne pas les perdre une seconde fois ».
    Désormais, il n'a plus qu'un souhait : « Qu'ils viennent me voir, que je puisse les avoir près de moi, les serrer dans mes bras. » Car internet ne peut pas tout non plus.

    Source : Fabien Roux, Le Dauphiné 

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