• Quand je pense que cet idiot a épousé la femme de mes rêves, ça me fait tout drôle. Ce n’est pas que je pourrais lui en vouloir pour ça, mais comme cette petite chose anecdotique vient encore s’ajouter à sa facilité à gagner autant d’argent sans rien faire, se payer des vacances de rêves tous les trois mois et à fréquenter toute la jet-set rock de mes étagères de disque…

     

     

    Ce n’est pas juste. Je lui ai tout appris, à ce con.

    En classe, c’était déjà moi qui lui refilait les bonnes réponses aux questions des profs.

    Jamais il ne me disait merci, et je pensais que cela n’était pas important.

    J’avais tort. Quand tu aides quelqu’un, il faut lui faire passer un contrat de reconnaissance. Comme une reconnaissance de dette.

    On ne réussit pas par hasard. Il y a toujours des petites gens, dans l’ombre, qui ont œuvré pour que tout ça se réalise et pour que tu puisses récolter tout ce dont tu as besoin au fur et à mesure de ta balade.

     

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    Quand je me regarde dans le miroir, je me dis que la nature ne nous a pas dotés du même profil, tous les deux. Il faut le reconnaître, cet enfoiré est beaucoup mieux que moi. Pourquoi faut-il que ce soit toujours tout ou rien ? Il n’y a pas de juste milieu ? Ne peut-il pas y avoir un partage un peu plus équitable des chances, dans la vie ?

    Je vais me suicider, tiens. Je vais lui envoyer une lettre d’insultes, à ce con, et l’accuser de m’avoir pousser à faire ça.

    Remarque… Il ne se souvient peut-être même pas de moi.

    C’est quand, la dernière fois que je l’ai vu ?

    Ah oui. Avant son mariage.

    Il m’avait invité, ce crétin, et je n’y suis pas allé.

    J’ai refusé d’être son témoin, je m’étais dit que ça lui ferait les pieds. On ne se marie pas avec la femme de la vie de son premier témoin, non ?

    Quelle salope, quand j’y pense, elle aussi. Elle aura bien profité de la situation. Faut-il être on pour présenter une nana pareille à son meilleur pote…

    Je m’en mords les doigts.

    Dans mon appartement minable, dans lequel j’ai tout juste la place de me sentir aussi à l’aise que dans une caravane, je déprime à mort.

     

     

    Ouais. A mort.

    A mort ! A mort !

    Allez, courage. Le médecin l’a dit, après tout : vous ne voulez pas vous en sortir, vous n’y arriverez jamais !

    Même mon médecin est un putain d’enfoiré qui veut ma mort.

    C’est vraiment pas juste. Je n’ai rien fait pour en arriver là, moi.

    Rien fait.

     

    Oui. Rien fait.

    Et c’est peut-être bien le problème, d’ailleurs.

    N’aurait-il pas fallu que je fasse quelque chose, à un moment donné, au lieu de toujours regarder les choses se passer sans jamais m’autoriser à pouvoir intervenir ?

    Je mets toute la boîte de cachetons dans le verre et j’en fais du pilpil. Avec ça, tu vas crever, sous-merde. Je ne te laisserai aucune chance. Il ne doit pas y avoir la moindre possibilité de t’en sortir, connard.

    Gloups. Voilà. C’est fait.

    Tout avalé d’un trait.

    Je vais mourir et ce sera bien fait pour tous ces cons. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent…

     

    D’ailleurs, entre nous, ils ne perdent rien.

    Je suis un vrai salaud : la preuve, j'ai avalé les plus jolies couleurs.

     

     

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