• 11 EF

    Pendant longtemps, j'ai vraiment galéré

    avant de pouvoir réaliser des ebooks qui me permettent

    de passer tous les contrôles des différentes

    plateformes sur lesquelles je suis maintenant présent.



    J'ai rencontré des problèmes de table des matières qui

    ne fonctionnait pas, des polices de caractères qui

    changeaient d'un paragraphe à un autre, des

    tailles de caractères qui pouvaient changer, également…

    J'ai rencontré aussi le vrai problème des amateurs,

    avec des points d'interrogation qui

    pouvaient se retrouver en début de ligne

    en fonction de l'affichage que choisissaient les lecteurs…
     

    Bref. La conception d'un ebook de qualité irréprochable

    peut être un obstacle beaucoup plus difficile qu'on le pense.



    Maintenant que j'ai trouvé ma propre méthode,

    qu'elle me permet de convertir mon fichier texte

    en format ebook en moins de 5 minutes,


    (et ce n'est pas du baratin commercial !)

    et que mes ebooks ne comportent aucune erreur

    lors de leur vérification, je veux partager

    ce savoir avec ceux qui en ont besoin.

     

    Pour celles et ceux qui sont concernés par le sujet,

    je vous invite donc à découvrir mon dernier ouvrage

    EBOOK FACILE,

    que je viens de publier jeudi.



    http://bookshow.me/B016OV943C



    Dans ce livre EBOOK FACILE, je vous accompagne

    dans tout le processus visant à réaliser un document qui

    vous permettra d'exporter votre ouvrage sur

    TOUTES les plateformes de distribution,

    Amazon incluse (même si Amazon possède son propre format Kindle).



    Pour cela, ma méthode comporte 3 outils :

    * Word

    * Calibre (gratuit) pour convertir votre document Word en fichier ePub (ebook)

    * et une connexion Internet pour faire vérifier le fichier avant de le publier


     

    comment_faire_un_ebook


    C'est un guide d'environ 90 pages, avec

    de nombreuses captures d'écran en renfort

    pour vous aider à retrouver facilement

    les paramètres que je vous conseille,

    et que j'ai voulu abordable par tout le monde,

    quel que soit l'âge et

    la maîtrise des outils informatiques.



    Ne laissez pas passer l'occasion !

    Profitez du tarif de lancement dès aujourd'hui !



    Offrez-vous la liberté de l'autoédition !

    Procurez-vous ce guide Ebook facile

    et lisez-le au plus vite pour vendre, vous aussi, vos propres ebooks !

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    Série_AutoEdition_Charlie_Bregman


    P.S. Pour celles ou ceux qui désirent en savoir plus sur qui je suis,

    je vous invite à lire cette interview parue dans ActuaLitté cette semaine,

    dans le cadre de la Rentrée des Indés organisée par IggyBook.


    2 commentaires
  • Sam avait un bon travail.
    Ses parents étaient fiers
    de raconter autour d'eux
    combien leur fils avait réussi.
    Il avait rapidement grimpé les échelons
    de sa hiérarchie, et il était maintenant
    le responsable de son service.
    Son salaire lui permettait
    d'emmener sa femme et ses enfants
    à l'autre bout du monde,
    d'offrir de bons cadeaux à tous ceux
    qu'il aimait, tant et si bien que personne
    n'avait rien vu venir…

    Lorsqu'il posa sa démission,
    tout le monde crut à une blague.
    Pourtant, Sam ne plaisantait pas.
    Si quelqu'un avait pris la peine
    de creuser un peu derrière les apparences,
    il n'aurait pas mis longtemps pour s'apercevoir
    que Sam n’était absolument pas heureux,
    et cela, depuis plusieurs années.

    Certes, il avait réussi sa vie,
    mais était-elle vraiment SA vie à lui ?
    N'avait-il pas cherché simplement
    À rendre heureux
    tout le monde autour de lui,
    et au détriment de son propre équilibre ?
    N'avait-il pas renoncé à son propre bonheur, en réalité ?
    N'avait-il pas effectué tous ses choix majeurs
    en fonction du regard des autres ?

    Sam a fait une grosse dépression.
    Son corps lui a juste rappelé
    qu'il n'avait plus assez
    d'énergie disponible
    pour effectuer des tâches
    qui n'en valaient pas la peine
    à ses propres yeux.

    Et vous ?
    Où en êtes-vous dans votre vie ?


    Vous aimez écrire ?
    Vous avez des choses à partager ?
    Mais vous reportez ce rêve à plus tard ?
    Vous pensez que vous n’avez pas de talent ?
    Que vous n’aurez pas de lecteurs ?
    Que les maisons d’édition ne voudront pas de votre manuscrit ?

    Et si vous vous trompiez ?

     

    Prix_amazon_autoedition_2015


    Je ne compte plus les auteurs indés
    interviewés sur ce site, qui ne regrettent
    pas leur choix de l'auto-édition.
    Pour certains, c'était un vrai choix.
    Pour d'autres, c'était plutôt un choix par dépit.
    Leur manuscrit avait été refusé par les éditeurs
    et l'auto-édition s'était alors imposée comme s
    seule voie possible vers un lectorat.

    Peine perdue ?

    Oh que non !
    Combien de succès, aujourd'hui, parmi les livres auto-édités ?
    Savez-vous que 40% des meilleures ventes d'ebooks d'Amazon
    sont des ouvrages auto-édités ?

    Ça fait rêver, pas vrai ?

    Commençons par un point de vue très terre à terre,
    avec un petit exercice de calcul :

    Un auteur publié par un éditeur touche 8% du prix HT du livre.
    Soit, sur un livre vendu à 20 €, des royalties à 1.50 €.
    Comme il s'agit d'un auteur inconnu, qui publie son premier roman,
    les statistiques lui accordent un objectif moyen de 700 ventes.
    Pas plus.
    Il touchera donc, en moyenne
    (souhaitons pour lui qu'il échappe à cette moyenne
    et rencontre un meilleur succès),
    700 x 1.50 = 1050 € (avant prélèvement de ses impôts).

    En comparaison, un auteur auto-édité
    sur une plateforme comme Amazon, par exemple
    (mais ce n'est pas la seule…)
    met en vente son roman à 2.99 €,
    soit le prix plancher pour bénéficier de royalties à 70%.
    Une fois la TVA déduite (5.5%), ainsi qu'une commission
    de téléchargement d'environ 0.10 €, il lui reste donc :
    1.90 € de royalties.

    CHOC.

    « Oui mais… »
    Non, je vous coupe tout de suite : un auteur auto-édité
    parvient à vendre bien plus que 700 exemplaires
    de son roman !
    J'en veux pour preuve que même moi,
    qui ai commis toutes les erreurs inimaginables
    du point de vue des stratégies marketing,
    de la communication, etc.,
    j'ai aujourd'hui un roman "Vivement l'amour"
    qui approche les 2000 exemplaires écoulés.

    « Oui mais… »
    Non, désolé, je vous coupe aussi :
    je ne fais pas du tout partie des auteurs qui vendent le plus.
    Certains ont dépassé les 10.000 exemplaires rien que sur Amazon.
    Et en terme de revenus, entre 4 et 7 auteurs sur les 130 ayant
    répondu à mon enquête de l'automne dernier,
    gagnent plus de 2000 € par mois rien qu'en vendant leurs ouvrages !
    (et je ne parle pas des 3 auteurs qui ont clairement déclaré que
    leurs revenus dépassaient les 5000€ chaque mois)

    En auto-édition, financièrement parlant,
    on assiste donc à une REDISTRIBUTION DES CARTES
    avec deux grands gagnants a priori :
    - l'auteur
    - le lecteur

    Je ne reviendrai pas sur mes considérations au sujet
    de la place de l'auteur dans l'industrie du livre :
    j'en parle déjà bien assez clairement dans mes livres
    "Écris ton livre" et "L'auto-édition pourquoi comment pour qui".
    La brèche est faite. À chacun de s'y engouffrer.

     

    Guide_Autoedition_charlie_bregman


    Les rebelles systématiques du changement,
    à moins qu'ils ne soient que des opposants de la rébellion des auteurs,
    prétendent, sans avoir jamais fait l'effort d'ouvrir un ouvrage auto-édité,
    que ces livres sont truffés de fautes, mal écrits, et pire encore,
    d'un contenu absolument déplorable.
    Je compte parmi ces virulents défenseurs de la culture française
    des lecteurs qui se sont un peu embourgeoisés,
    des journalistes que les éditeurs invitent régulièrement à partager
    des petits fours en célébration d'un nouveau succès d'édition annoncé,
    ou encore des libraires (et même certains d'entre eux qui se disent indépendants)
    qui reçoivent les auto-édités à grands coups de balais,
    ou à l'huile chaude pour les plus moyen-âgeux.

    Normal : les auto-édités trainent derrière eux leur étiquette
    d'écrivain raté, refusé maintes et maintes fois par les maisons d'édition.

    C'est mal connaître l'auto-édition.
    Car en pensant de la sorte,
    on parle en réalité d'auto-publication.


    OUI : n'importe qui peut publier n'importe quoi sur Internet.
    Sans correction, sans égard, sans respecter qui ce soit, et
    s'auto-proclamer ainsi auteur parmi les plus grands auteurs
    avec un pitoyable papier en guise de chef d'œuvre.

    Oui, mais… !
    Est-ce qu'on ne prendrait pas, excusez-moi l'expression,
    les lecteurs pour des cons, d'accorder un succès à un livre
    de ce niveau ?

    Même si le niveau d'orthographe a largement baissé depuis une ou deux générations,
    même si les maisons d'édition publient de plus en plus des livres truffés de fautes
    (au début, j'en avais le souffle coupé ; ensuite, je les listais sur des papiers ;
    finalement, j'ai laissé tomber…),
    ne vous méprenez pas :
    un ouvrage publié pour soi ne sortira jamais du petit cercle familial
    de l'auteur lui-même.

    L'auto-édition est la renaissance d'un métier d'auteur, qui,
    au lieu de bénéficier de l'œil attentif et bienveillant d'un éditeur
    (attention, tous les éditeurs ne possèdent pas cet œil bienveillant,
    ne vous laissez pas avoir !),
    décide de partir à la conquête de son lectorat
    de lui-même.

    L'auto-édition consiste donc à écrire
    POUR UN LECTORAT.

    Et non plus que pour soi ;-)

    Dès le moment où l'on écrit pour être lu,
    on doit se soucier de la forme, du fond,
    et aussi maîtriser tout l'art du marketing et de la promo.

    Le livre a besoin d'une bonne couverture,
    il a besoin d'un bon résumé,
    il a évidemment besoin d'une "plume", d'un style bien à lui,
    et d'un univers à partager.


    Vous avez des choses à partager ?
    Des choses à dire mais surtout une plume pour les écrire ?
    Alors je n'ai qu'un conseil à vous donner :

    FONCEZ !



    Écrivez-le, ce livre dont vous avez toujours rêvé !
    Lancez-vous !
    Intéressez-vous à cette opportunité énorme qui s'offre à vous
    de pouvoir rencontrer vos lecteurs !
    Ayez l'ambition, avant même de caresser le rêve de pouvoir trouver un éditeur
    qui fera de votre livre un objet sacré des têtes de gondoles des libraires,
    de devenir un succès de l'auto-édition !

    Depuis quelques semaines (et ça va s'accentuer dans les médias dès les prochains jours)
    on commence ENFIN à s'intéresser aux auteurs auto-édités !

    Enfin, nous allons peut-être pouvoir entendre,
    dans les médias, que des auteurs dont on ne parle jamais
    ont réussi à vendre des dizaines de milliers d'exemplaires
    d'un de leurs bouquins, rien que parce que
    des lecteurs l'ont aimé !


    Fabuleux, non ?


    Alors, pour ceux qui veulent en savoir plus,
    intéressez-vous de près à ce tsunami annoncé.

    Et pour ceux qui craignent que les petites affaires des éditeurs,
    des diffuseurs, des libraires, etc. en pâtissent, qu'ils se rassurent :
    les éditeurs, les diffuseurs, les libraires et caetera
    ont toujours toute leur place dans le business du livre.
    À eux de faire l'effort de s'adapter au monde qui change,
    en faisant preuve d'intelligence, d'adaptation, d'imagination et d'innovation.
    Comme tout le monde.


    Faites bon accueil à LA RENTRÉE DES INDÉS, sur IggyBook.
    40 auteurs y participent.
    Babelio, ActuaLitté et iBooks sont partenaires de l'événement.

     

    Rentrée_des_indés_2015



    Écoutez les témoignages des heureux gagnants du premier Prix Amazon de l'Auto-édition, décerné par Lorànt Deutsch :
    - Amélie Antoine, Prix Amazon de l'Auto-édition 2015 : son interview sur ce site des Auteurs Indépendants
    - Isabelle Rozenn-Mari, coup de cœur des lecteurs Amazon
    - Solène Bakowski, prix spécial du jury

     

    Prix_Amazon_Autoédition_2015

    Photo source article publié par Direct Matin


     


    Solène Bakowski, interviewée par IDBOOX.


    Alors ?
    Et vous ?
    Quelle sera votre aventure, dans l'auto-édition ?

    Encore besoin d'élan ?


    Je fais partie des papis de l'auto-édition ;-)
    Vous voulez savoir comment tout a commencé, pour moi ?


    Découvrez l'album "Storytelling" de mon profil Facebook Charlie Bregman.


    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10205217578056036.1073741829.1143580870&type=3&pnref=story


     

    RentreedesIndes_2015_charlie_bregman

    2 commentaires
  • Je connais l'auteure Catherine Lang depuis maintenant plusieurs années par le biais de divers regroupements d’auteurs indépendants qui se sont créés sur Facebook et ailleurs.

    Catherine est dotée d’une personnalité forte et pleine d’humour, et j’ai eu l’occasion de la rencontrer « en vrai » en mars dernier, au salon du livre à Paris.

    Depuis le temps qu’elle fait partie des auteurs que je souhaite interviewer, c'est désormais chose faite… et vous n'allez pas le regretter !

    Merci Catherine ;-)
     

    catherine_lang_SDL2014
    Catherine LANG en bonne compagnie,
    avec Jacqueline et Jacques Vandroux (au milieu)
    et Chris Simon

    au Salon du Livre 2014
    Photo repiquée sur l'excellent blog des Vandroux
    (Allez-y !)

     

     

    1. Tu as plusieurs livres à ton actif. Peux-tu nous en parler brièvement ?

     

    Difficile de parler de ses livres, c’est parler de ce qu’on aime.

    Les Ballerines bleues est un roman policier sous forme épistolaire, l’histoire d’un prisonnier qui écrit à sa fille depuis sa prison pour raconter son histoire.

    Kevin Martin, un homme sans histoire. L’écriture de ce livre a été chapeautée par un écrivain. Nous étions huit auteurs, avec rencontres quelques week-ends pendant huit mois. Il s’agissait de « s’interroger sur notre place dans ce monde terminé (?), où aurait sonné la fin de l’Histoire et commencé le long sommeil de l’Occident. S’interroger pour encore écrire et créer des personnages aux prises avec ce moment-là de notre (de nos) histoire(s) – au fond, sur ce qu’est l’homme (la femme) occidental(e) en ce début de XXIè siècle. Partir de personnages réels évoqués dans la presse, notamment par exemple les suicidés, ou bien "partir" de sa propre expérience, de ses propres doutes, pour dévoiler cet "homo depressus" ou, au contraire, découvrir des thèmes d’espoir et d’avenir. »

    Cette précision pour dire que l’histoire de Kevin Martin s’inscrit dans un projet plus large et plus complexe que le thème de la pédophilie qui a été le prétexte à dire. Ce fut, pour moi, une aventure exceptionnelle et très marquante.

     

    les_ballerines_bleues
    Kevin_Martin_Lang

     

    Le quart des choses, raconte la journée d’un trentenaire au RSA, monologue intérieur, ce qu’il voit, ses voisins, la rue, son regard sur les évènements locaux, mondiaux, le temps qu’il fait, ses réflexions sur la planète. Un livre un peu cynique, classé dans la catégorie humour.

    La gare de Merlimont, est une promenade en train et dans la vie d’un frère et d’une soeur, dont les routes se séparent.

    Traversée est un recueil de textes libres, de poésie, parfois « à la manière de » certains auteurs que j’ai lu, et B.A.L. en soir, une nouvelle érotique sur fond de cyber-sexe.

     

     

    2. Pourquoi écris-tu ? Quest-ce qui te pousse à écrire selon toi ?

     

    C’est une question très vaste et difficile.

    J’ai découvert il y a peu de temps que j’aimais écrire, depuis environ 5 ans. Je ne dis pas que je n’y avais jamais pensé, il y a longtemps, de manière que je qualifierai de très fugitive, mais je m’étais dit que ça n’était pas pour moi. Et puis, je n’avais pas trop de temps à consacrer à ce type d’activité. Chaque livre, chaque texte écrit, qu’il soit court ou long, qu’il soit poétique ou érotique, est une expérience, un défi que l’on se lance, c’est difficile, cela demande du temps, de la concentration, de l’énergie, et je ne m’étais pas penchée sérieusement sur le sujet.

    Écrire, c’est une manière d’avancer, d’être là. Je crois qu’on écrit parce qu’une vie ne suffit pas (ce n’est pas de moi).

    Je crois que nous portons tous au fond de nous l’angoisse de la mort, qu’on se l’avoue ou non ; écrire est une manière de l’évacuer. Mais que les lecteurs se rassurent, je n’ai pas une personnalité morbide, je suis une personne gaie et souriante. Tu m’as rencontrée, tu peux en témoigner.

    Quand on écrit, on est seul, tout en sachant que l’on fait partie d’une grande communauté d’auteurs. J’ai toujours aimé la solitude, et j’aime aussi l’idée de partager une passion commune.

    Écrire, c’est aussi être libre, et ça, c’est important.

    Enfin, on écrit peut-être le livre qu’on aurait voulu lire… à la manière dont on aurait voulu qu’il soit écrit.

     

     

    3. As-tu des thèmes de prédilection, et quelles sont tes inspirations ?

     

    Je ne sais pas trop quels sont mes thèmes de prédilection, par contre, je sais qu’il y a des genres que je ne traiterai pas, soit parce que je ne suis pas assez compétente, soit parce que je ne suis pas attirée. La science-fiction, par exemple (bien que j’aime la lire), la fantasy, le steampunk, la romance…

    Dans tout ce qu’écrit un auteur, il y a des thèmes que l’on retrouve. Pour moi, ce serait peut-être une interrogation sur la vie, sur nous, ce que nous sommes, le monde qui nous entoure. Mes lecteurs savent que dans mes livres, les personnages ne sont jamais ni tout noir ni tout blanc. Ils sont humains. Nous sommes capables des meilleures et des pires choses. Ce n’est pas un regret de ma part, et je ne cherche pas à changer le monde, mais j’essaie de « constater », de raconter des histoires que j’invente, bien sûr, mais qui sont ancrées dans la réalité.

    Quant aux inspirations, c’est un vaste sujet ; l’inspiration, c’est aussi ce que l’on est, ce que l’on a lu, la vision que l’on a du monde ou celle que l’on pourrait avoir.

     

     

    4. Tu as la particularité d’être ce que lon appelle un « auteur hybride », cest-à-dire que tu es à la fois un auteur autoédité ET un auteur qui a un éditeur. Peux-tu nous en dire plus àce sujet ?

     

    Quand j’ai commencé à regarder les premiers textes que j’avais écrits, je me suis posée la question suivante : qu’est-ce que j’en fais ? La réponse est venue naturellement, je vais les éditer. Il ne m’est pas venu à l’esprit, à ce moment-là, de les soumettre à un éditeur. Parce que je n’imaginais pas qu’un éditeur puisse s’intéresser à ce que j’écris. Mes livres sont dans un format plutôt court et ce n’est pas très intéressant commercialement parlant. J’ai donc chercher un imprimeur dit « traditionnel », à qui j’ai confié l’impression de mes livres (ce que je continue de faire aujourd’hui, car j’ai des lecteurs qui ont des réticences avec les achats en ligne et je fais parfois des salons).

    Les éditions sont le fruit de rencontres. Mon premier livre, La gare de Merlimont, avait déjà été imprimé par mes soins quand j’ai croisé un éditeur qui l’a pris dans son catalogue. L’expérience n’a pas été concluante et j’ai récupéré mes droits au bout d’un an. Pour Kevin Martin, un homme sans histoire, le texte intéressait beaucoup un éditeur, mais il aurait fallu que j’en ai deux autres dans cette veine-là, ce qui n’est pas évident compte tenu de la psychologie du personnage qui n’a pas été facile à gérer. À noter aussi que j’ai proposé ce texte à un éditeur qui fait du court, mais qu’il a été refusé parce que trop dur.

    Pour B.A.L. en soir, la nouvelle érotique, c’est aussi le fruit d’une rencontre, j’ai répondu à un premier appel à textes, il n’a pas été retenu ; je l’ai ensuite soumis à un deuxième appel à textes et il a été validé. C’est une nouvelle ; et elle est éditée en numérique sous mon vrai nom.

    En dehors de ces cas précis, je n’ai jamais présenté mes livres à un éditeur.

    À dire vrai, être éditée me fait un peu peur. Quand je vois que certains auteurs abandonnent leurs droits à vie (plus 70 ans après leur mort), pour 10 % du prix hors taxes d’un livre, avec une exclusivité sur les livres à venir, je me dis qu’il y a un problème. Je sais qu’il y a des éditeurs plus humains qui proposent des contrats plus courts et des pourcentages plus intéressants, mais ils ne doivent pas être très nombreux. J’aurais aussi un peu de réticence à « abandonner » mes textes. Bien sûr, je suis prête à faire une exception pour Gallimard, mais personne ne s’est pas encore manifesté.

    J’aime cette indépendance que donne l’auto-édition ; l’auteur reste maitre de tout, même si ça n’est pas toujours une grande réussite, mais cela me convient. Et puis avec le temps, on apprend, on s’améliore (je l’espère, je parle pour moi).

     

    le_quart_des_choses
    la_gare_de_merlimont
    traversée
    BAL_en_soir

     

     

     

    5. Cest toi qui a lancé le projet de livre collectif Électrons Livres n°2. Selon toi, est-ce un bon moyen, pour les auteurs indépendants, de faire connaître leur travail ? Est-ce que cette expérience a été concluante ? encourageante ? décevante ? 

     

    Ce n’est pas moi qui suis à l’initiative de ce projet. C’est le groupe "Les auteurs auto-édités", créé par Bruno Challard.

     

    Je venais juste d’arriver dans le groupe, quand Bruno a lancé le premier recueil Électrons livres. L’année dernière, j’avais soumis à Bruno l’idée d’en faire un second. C’est vrai, j’ai un peu coordonné le recueil, mais les relectures de textes et les décisions de les faire figurer ont été faites de manière collégiale et c’est Bruno qui s’est chargé de la mise en ligne.

    Pour ce qui me concerne, c’est une expérience concluante, même si aujourd’hui, on oublie quelquefois que ces deux recueils existent et qu’ils sont le résultat d’un travail en commun, ce que j’apprécie beaucoup pour ma part. Je fais partie de ces auteurs qui pensent qu’on a tout à gagner à faire des choses ensemble. Cela permet aussi de se connaître un peu mieux et de créer des solidarités.

    Cette année, la réalisation d’un autre recueil n’a pas été évoquée, et ceci pour plusieurs raisons : nous avons quelques « leçons » à tirer de ce qui a été réalisé (le délai laissé aux auteurs pour préparer leur texte, l’implication plus ou moins importante des uns et des autres, etc. Et surtout, nous manquons de temps, tous, entre notre activité d’écriture, la promotion de nos livres, etc.).

    Par ailleurs, le groupe "Les auteurs auto-édités" a lancé un Prix de l’auto-édition, nombre d’entre nous sont jurys. La lecture des ouvrages prend du temps et il faut faire toute sa place à cet évènement sans qu’il soit parasité par une autre, notamment lors de l’annonce des résultats.

    Mais il n’y a aucune raison pour que cette expérience ne se renouvelle pas.

     

    electrons_livres_1
    electrons_livres_2

     

     

    6. Quels sont les réseaux et sites que tu as lhabitude dutiliser pour faire connaître tes ouvrages ? Où as-tu pu observer les meilleurs résultats ?

     

    J’utilise les mêmes réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+) que les autres auteurs, ainsi que certaines plateformes comme Booklaunch ou Iggybook.

    Booklaunch est ce que l’on appelle une page d’atterrissage, consacrée à un seul livre. Comme pour Iggybook, on peut y parler du livre et faire figurer tous les liens vers les plateformes d’achat. La lecture des statistiques y est intéressante, on connait le nombre de clics vers les plateformes de vente.

    J’aurais du mal à dire que tel ou tel réseau ou site donne les meilleurs résultats, l’efficacité vient d’un tout, mais probablement plus coordonné que ce que je fais.

    J’utilise aussi Goodreads. Mais je n’exploite pas à fond tout ces moyens, ni de manière régulière ; la promotion, c’est une tâche indispensable soit, mais qui est ingrate aussi.

    Pour traiter, à mon petit niveau, de l’actualité littéraire et des auteurs indépendants, j’utilise Scoop.it, j’ai aussi un blog et une page Facebook Ecrivayon, où je relaie l’actualité de mes livres, les commentaires que je fais pour les autres auteurs, etc.

     

     

    7. As-tu dautres sujets que tu souhaiterais aborder ici ?

     

    Pour parler de communautéd ’auteurs et partages, il y a de nombreux groupes et sites ; à ce sujet, je voudrais signaler un évènement hebdomadaire sur Twitter, c’est #Lundiblogs @Lundiblogs, créé par Chris Simon (voir notre interview sur ce site). Tous les lundis, les auteurs sont invités à partager des évènements depuis leur blog : un texte, un commentaire d’un autre auteur, une interview, un évènement, une réflexion, liés à l’écriture et la littérature. Twitter est un réseau social à ne pas négliger.

    Je suis aussi un des « trois lecteurs fous » (ainsi que nous nomme Nicolas Tison), de l’Ebookivore.

     

    Nous essayons de chroniquer le maximum d’auteurs, auto-édités pour la très grand majorité, mais nous ne nous interdisons pas de lire aussi certains livres édités.

    Ces chroniques sont regroupées dans un ebook, en ligne sur Amazon, en numérique. La première mouture est sortie en janvier 2015, nous préparons petit à petit la prochaine.

     

    Je voudrais évoquer aussi la sortie récente d’un recueil de poésie, La différence, suite à un concours de poésie initié par Alain Bonati, Plume de poète.

    J’ai fait partie du jury et réalisé la publication sur KDP et Createspace par l’intermédiaire de mon association (Ecrivayon).

     

    ebookivore
    la_différence_poésies

     

     


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    Le blog de Catherine Lang :

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    @ecrivayon

     

    Scoop.it :
    http://www.scoop.it/u/catherine-lang


     

    Et découvrez son dernier livre Les Ballerines bleues.
     

    Résumé :
    Ludovic est en prison. C’est l’occasion pour lui d’écrire à sa fille unique, qu’il n’a pas vue depuis longtemps. Tout au long de ses lettres, il va raconter ce qu'il lui est arrivé, pourquoi il se retrouve dans cette maison d’arrêt dans la région bordelaise, lui qui habite Paris. Il va revenir sur son passé, essayer de renouer des liens avec sa fille. Et tenter de comprendre qui est la femme aux ballerines bleues morte sur la dune du Pilat un soir de septembre.

     

    les_ballerines_bleues


     


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  • Amanda CASTELLO est une auteure brillante et passionnée, comme elle nous l'a déjà démontré dans la première partie de l'interview que nous lui avons consacrée.

    Dans cette seconde partie, Amanda va nous parler d'auto-édition et de développement personnel… Une occasion formidable pour notre blog "Auteurs Indépendants" de mettre en avant ces notions essentielles d'amour, d'altruisme et de partage auxquelles la liberté de l'auto-édition n'échappe pas ;-)

    Amanda Castello

    5. Nous vivons dans un monde où  la quantité d’informations ne cesse d’augmenter chaque jour. Sollicités de toutes parts, nous sommes tous confrontés à un manque de temps. Que penses-tu de l’avenir du livre dans un monde comme le nôtre ? Ne crains-tu pas de voir les lecteurs numériques se désintéresser progressivement du support écrit pour des formats tels que les podcasts ou les vidéos ?

    L'avenir du livre et donc de la lecture ne se situe pas, à mon avis, dans le débat stérile entre livre-papier et livre-numérique, entre communication-vidéo et communication-écrite. Je crois que la clé du problème se trouve dans notre capacité d'enseigner le plaisir de la lecture, de donner le goût du livre aux enfants. Heureusement, les statistiques disent que la littérature enfantine permet actuellement de sauver le marché du livre. Un enfant qui lit régulièrement aujourd'hui est un adulte qui ne pourra plus se passer de lire. Un enfant qui est malheureusement planté devant la télévision, les jeux vidéo et les tablettes dès son plus jeune âge ne deviendra jamais un lecteur, que ce soit en numérique ou sur papier. Il va donc de notre responsabilité de pousser les jeunes à découvrir les plaisirs de la lecture. Il faut stimuler leur créativité, leur envie de pénétrer, de découvrir « Le Pays Fantastique » afin de ne pas le laisser mourir, comme disait Michael Ende dans son superbe ouvrage « L’Histoire sans fin ». Suivons l’exemple de Bastien dans ce roman et sauvons la Petite Impératrice qui règne sur « Le Pays Fantastique », soutenons la fantaisie, défendons l’imagination, protégeons le cerveau de nos enfants et ainsi l'avenir de l'humanité.

    Cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas la commodité d'un e-book quand je suis en voyage, ou pour lire couchée et ne pas devoir supporter le poids d’un livre de 400 pages. Je reconnais également l'intérêt d’une vidéo pour avoir une communication claire et immédiate ou la rapidité du passage de l’information grâce à un podcast. Je suis bien consciente de leur utilité et je m’en sers régulièrement pour mes cours, conférences, formation en e-Learning, You Tube…. Ce sont, pour moi, des approches complémentaires et non antagoniques.

    blog opération succès amanda castello

    6. Peux-tu nous parler du développement personnel ? Quand as-tu commencé à t’intéresser personnellement à ce sujet ? Y a-t-il eu un facteur déclencheur dans ta vie, ou as-tu baigné dans un environnement familial où il avait déjà toute son importance ?

    J'ai beaucoup travaillé et continue à travailler sur le développement personnel. Pendant deux ans j'ai collaboré avec un ami, Fabrice Béal, publiant chaque semaine un article sur son blog http://www.operation-succes.com/blog/.

    Cette discipline, reconnue désormais sous l’appellation « Développement personnel », est extrêmement importante dans la situation sociale dans laquelle nous vivons. La crise n’est pas seulement économique et financière, elle touche tous les aspects de la vie personnelle, affective, sociale, spirituelle. Les gens en ont chaque fois plus besoin. Cela aide à résoudre les problèmes, à retrouver un équilibre ou à ne pas le perdre, à augmenter la capacité d’intégration individuelle dans la société sans perdre son identité, à travailler sur l'estime de soi, sur l'augmentation de la confiance en ses propres capacités. Il existe aujourd’hui d'excellentes techniques à la portée de tous. Elles favorisent une ouverture d'esprit et permettent même d'atteindre des niveaux supérieurs, comme l’ouverture à la spiritualité (je pense ici aux enseignements de Neale Donald Walsh, Deepak Chopra, Wayne Dayer, Bernie Siegel, Brian Weiss, Denise Linn, Daniel Goleman, Matthieu Ricard, Eckart Tolle, Don Miguel Ruiz, Lise Bourbeau, Louise Hay...)

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    Avoir vécu dans une famille ou des idéaux étaient respectés et des valeurs enseignées m'a certainement poussée à faire les choix qui ont marqué ma vie et à m'intéresser au monde extérieur, sans jamais renoncer bien sûr au développement individuel. Certains termes sont nés avec notre époque et, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, il y a 30 ans, nous pratiquions le développement personnel sans lui donner ce titre. Aujourd’hui, c’est une matière de réflexion, objet de publications et de formations, ce que je propose depuis des années.

     

    7. Comment es-tu arrivée à l’auto-édition ? Est-ce un choix délibéré de ta part ?

    L’auto-édition, je l'ai découverte en suivant le cours de Christian Godefroy avec le Kindle Bank System. J’étais ignorante en la matière et pensais qu’auto-édition signifiait auto-publication. Cette formation de Godefroy m'a beaucoup appris.

    Pourquoi je me suis intéressée à l'auto édition ? Simplement et au début parce que travailler avec des éditeurs est extrêmement difficile, compliqué et souvent très décevant. « Le Voyage Initiatique d'Elena », par exemple, je l'ai proposé à de nombreux éditeurs. Les « Grands » d'abord et les moyens ensuite. Je les avais ciblés en fonction de critères précis à travers leurs catalogues. Les réponses - quand j'en ai obtenues - ont été « votre livre est très intéressant, il ouvre sur de grandes prospectives, il peut toucher beaucoup de personnes, il est très bien écrit, mais… c'est un sujet risqué, difficile à vendre. »

    Certains m'ont même dit : « éliminez la partie spirituelle, la partie trop axée sur la mort, conservez l’action très bien menée et transformez votre livre en un roman d'aventure, genre Harry Potter (…) ». Voilà pourquoi je me suis ensuite intéressée aux possibilités qu'offrait CreateSpace pour la version papier et ensuite l'e-book.

    J'ai suivi le même procédé pour d'autres livres, à l’exception de « Padi et l'aventure de la vie », qui est en format A4. Richement illustré par de multiples photos et dessins, il ne peut pas, selon les propositions actuelles de CreateSpace, être publié en version brochée chez eux et donc mis sur la librairie Amazon. Son coût serait prohibitif pour l’acheteur.


    J'ai fait une tentative auprès d'une maison d’édition importante, dont je préfère taire le nom, mais qui n’a pas encore abouti. Je maintiens donc, pour le moment, l'autoédition avec la vente directe sur mon site, durant mes conférences, par la promotion sur les réseaux sociaux, le bouche à oreille... Bien sûr, la publication avec un éditeur national permettrait à un livre comme celui-ci d’avoir sa place dans toutes les librairies de France et de Navarre favorisant ainsi sa diffusion pour les enfants, les écoles, les familles, les soignants qui ont besoin de cet instrument. Mais je ne désespère pas, un jour ou l'autre, de trouver un éditeur, intelligent et sensible qui comprendra l'importance de cet ouvrage.

     

    8. Quels sont les principaux avantages et obstacles de l’auto-édition, selon toi, et comment envisages-tu l’avenir à ce niveau ?

    Je n'ai pas assez de pratique sur ce sujet et je ne crois pas que ma réponse pourrait être intéressante pour le débat en cours. D’autres auteurs qui publient depuis bien plus longtemps de  cette façon pourront certainement répondre beaucoup mieux à ce genre de question. Les limites que je vois sont celles mentionnées ci-dessus par rapport à mon livre pour les enfants, « Padi et l'aventure de la vie ». C'est pour moi une question de diffusion massive dans les librairies qui est en jeu. Des libraires peuvent-ils s’intéresser à des livres sortant du canal habituel où l’auteur ne reçoit que des miettes ? Quels sont les nouveaux rapports à créer pour ne léser personne ? L’auto-édition est aujourd’hui une réalité dont le monde de l’édition et de la diffusion ne peut plus ne pas tenir compte.

    Parmi les questions ou les doutes, il faut peut-être ouvrir le chapitre de la protection de la propriété littéraire. Les risques de plagiat augmentent avec la circulation des livres en version e-book et certains auteurs ont découvert leurs propres ouvrages publiés ou vendus sans leur accord ni contrôle sur des blogs, des plateformes, etc.

    Au niveau des avantages, l’un des plus importants est certainement la liberté de l’auteur/e. Liberté d’écrire et de publier, liberté d’avoir une relation directe avec ses lecteurs et lectrices, liberté de décider de ses campagnes de promotion, liberté de présenter son travail et de vendre dans les salons du livre, les espaces culturels des grandes surfaces, certains librairies mêmes, les blogs et sites, sur les réseaux sociaux… tout cela sans dépendre du bon vouloir d’un éditeur ou d’un libraire souvent peu enclin à laisser le livre en vitrine !

     

    9. Si cela n'est pas indiscret et que cela ne te semble pas prématuré d'en parler, quels sont tes autres projets en cours ou futurs ?

    Les projets en cours dans le domaine de l'écriture : reprendre et développer quelques-unes des histoires du recueil de nouvelles « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde » et en faire un livre. Par exemple, la première histoire Le Cristal de Iemanjá est issue d’un manuscrit qui comporte déjà 200 pages. J’y travaille.

    Dort également dans un tiroir un deuxième livre que je n'ai jamais terminé. C’est un livre sur le vécu avec mon mari et l'expérience de la maladie. Une « Via Crucis » que je n'ai encore pas pu conclure. Il faudra pourtant que je me décide. À la lumière de mon expérience de plus de 20 ans dans le domaine des soins palliatifs, je devrai ajouter un ultime chapitre car bien évidemment ma vision aujourd’hui n’est plus la même. Le témoignage reste cependant utile pour celles et ceux qui vivent des expériences similaires. Chacun empoigne sa propre vie avec les moyens à sa disposition. Toutes les épreuves sont des occasions pour grandir, comprendre et s’améliorer.

     
     

    10. Si tu avais une accroche à formuler pour nos lecteurs afin de leur donner l’envie de découvrir tes livres, quelle serait-elle ?

    Le mot accroche m’impressionne toujours. D'une part parce qu’il semblerait qu'avec une bonne accroche on peut tout faire. J'ai appris cela également avec Christian Godefroy et sa splendide formation du KBS. Mais cela me gêne un peu, comme si l’accroche pouvait avoir plus d’importance que le contenu. C’est une vision toute personnelle, j’en conviens. Autant l’importance du titre d’un livre m’est parfaitement claire, autant ce concept d’accroche ne « m’accroche » pas. Je suis en train de couper les cheveux en quatre, n’est-ce pas ? Bien sur  qu’un titre doit « accrocher », mais l’accroche est-elle fondamentale pour arriver à vendre ? Probable. La question serait-elle plutôt : ai-je vraiment envie de vendre ? Est-ce ma motivation ? Non, mais c’est important de vendre. On écrit pas pour vendre, nous sommes d’accord, mais un livre non acheté n’est pas diffusé (sauf dans les bibliothèques), alors il me faudra me résoudre à étudier « l’art des accroches »… (Lol !)

    Mais en toute confidence, en vieille idéaliste que je suis, j’avoue que mon désir secret se voudrait détaché de ces contingences matérielles. Ce dont j'ai envie, c'est d'intéresser les autres. Ce que je souhaite, c'est partager ce que je sais, ce que j'ai appris, ce que j'ai vécu, ce que j'ai compris… ce qui peut servir peut-être à d'autres en l’adaptant à la propre réalité. J'apprécie énormément le rapport créé avec mes lecteurs et lectrices, j'affectionne les commentaires, les échanges, les questions. Ma curiosité me pousse à analyser les critiques pour améliorer ce que je peux. Il n’est pas possible cependant de plaire à tout le monde et je ne crois pas qu'il faille chercher de plaire à tout prix. J'aime savoir qu'un de mes livres a servi à quelqu'un, qu'il a effacé une peur, qu'il a rassuré, qu'il a apaisé, qu'il a aidé ou simplement qu’il a fait rêver un moment...

    Si j'étais obligée d’écrire une phrase de marketing, je dirais simplement « Si vous cherchez un livre authentique écrit avec le cœur, pensé sincèrement avec la tête et offrant une ouverture vers la Lumière où tout ce qui est apparemment impossible peut devenir possible, alors je vous attends ! »
     


    11. Et enfin, peux-tu nous parler du lien que tu fais entre le bonheur de partager des bons moments avec les autres, et l’amour de soi ?

    Le bonheur de partager des bons moments avec les autres ne peut pas être séparé de l'amour de soi. On ne peut aimer les autres que si on s'aime soi-même, on ne peut respecter les autres que si on se respecte soi-même.

    Partager signifie donner et recevoir. Pour donner il faut déjà avoir en soi quelque chose, il faut aimer vouloir donner, mais il faut aussi apprendre à recevoir. Partager c'est apprendre la valeur de l'échange, l'ayni comme disent les Incas.

    Amanda_Carl_Simonton
    Amanda en compagnie du célèbre
    cancérologue américain Carl Simonton


    P.S. Merci pour cette belle interview, Charlie. Elle m’a donné l’occasion de réfléchir et de mettre en lumière de nombreux aspects du travail d’écriture. Lire et écrire, deux amours qui remplissent la vie, deux amis qui ne laissent aucune place à la solitude, deux maîtres pour ouvrir le Chemin. Merci !


    Retrouvez Amanda Castello sur internet :

    Le site de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/

    Le blog de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/blog/

    Son site personnel :
    http://www.amandacastello.com/

    Son blog personnel « Pachamama » :
    http://www.amandacastello.com/blog/

    Son blog en français pour aider les futurs bacheliers :

    http://www.passer-son-bac.com/

     


    Pour approndir les informations de cette interview très riche, je vous invite à découvrir les auteurs cités par Amanda, ainsi que les travaux du docteur Carl Simonton :
    http://www.visualisation-creative.com/dr_carl_simonton.php

    Quelques principes du Dr Simonton :
    Nos émotions influencent notre état de santé et notre guérison de manière importante;
    Nos croyances profondes ainsi que notre attitude influencent nos émotions, donc contribuent à notre état de santé;
    Nous pouvons influencer nos croyances, notre attitude et nos émotions, ce qui peut influencer notre santé;
    Des manières d'influencer nos croyances, attitudes et émotions peuvent être enseignées et apprises;
    Une des forces motrices très puissantes dans notre système immunitaire et autres systèmes de guérison, sont nos émotions.

     

     


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  • Amanda-Castello-collage-voyage

    1. Bonjour Amanda. Tu as un parcours très riche. Tu es titulaire d’une licence en droit, d’un DES en Sciences politiques, tu as suivi une formation en EFT (Emotional Freedom Techniques), tu es fondatrice de l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie, tu es conférencière, tu donnes des cours de communication, développement personnel, soins palliatifs et deuil, techniques de relaxation et visualisation, tu es une femme engagée dans la défense des droits de l’Homme en Amérique latine, tu parles 5 langues, tu es une grande voyageuse qui ne cesse de t’enrichir de la diversité humaine, tu es passionnée de littérature… Quel est le point commun entre toutes ces différentes actions ? Qui es-tu et quelle est ta philosophie de la vie ?

    Il n'est pas facile de répondre à une telle question sans risquer de donner l’impression d’avoir un ego démesuré ou, a contrario, de réduire arbitrairement ses propres compétences et qualités. Avec le cumul des années, il est quasi inévitable d’afficher une longue liste de formations et d'activités. Le fil conducteur qui les relie est probablement mon profond intérêt pour l'Autre avec un A majuscule. Ce fil rouge est tissé par le sens de la justice qui m'a poussée à faire des choix, à vivre des expériences souvent hors du commun. Très jeune, je me suis lancée au secours des plus faibles, des pauvres, des animaux… puis cet engagement est devenu beaucoup plus sérieux et structuré au fil des ans. Mon idéal s’est concrétisé dans la défense et la promotion des Droits Humains en Amérique Latine où j'ai vécu pendant de nombreuses années. Des expériences difficiles mais terriblement enrichissantes. Elles marquent de leur empreinte aujourd'hui nombre de mes écrits.

     

    2. Tu es l’auteure de plusieurs livres. Quand as-tu commencé à écrire, pour quelles raisons, et quelles sont ces différents livres ?

    Pendant des années mon activité solidaire ne m’a pas permis de me dédier à l’écriture. J'écrivais plutôt des rapports sur les Droits de l'Homme, des études, des réflexions sur les situations économiques, politiques, sociales... J'ai beaucoup travaillé aussi sur la situation des femmes, des enfants, des peuples indigènes, etc.

    Ecrire me passionnait depuis toujours. Autant je n’ai jamais eu de prix en mathématique, autant j’ai raflé tous les prix de français tout au long de ma scolarité ! Je lisais  dès que je pouvais, même en cachette au lieu de dormir. Très jeune, je dévorais la littérature russe et latino-américaine. 

    Mes débuts littéraires – si ce n’est pas un trop grand mot –  remontent aux années 90 avec ma participation à des concours de nouvelles, récompensés par des prix en France et en Italie. Je situerais le début de ce travail, de façon plus constante, avec la maladie de mon mari. À  l’époque, j’ai dû interrompre beaucoup de mes activités pour m'occuper de lui, dédiant tout mon temps à le soigner dans l'espoir de le sauver. C'est alors que je me suis mise à travailler l’écriture tout en étant à ses côtés. J'ai commencé avec un livre sur le Brésil qui n'est toujours pas fini : «  Le Cristal de Iemanjá ». Une nouvelle, qui est extraite d’une partie de ce livre, a été publiée dans le recueil « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde ». La nouvelle a reçu le Prix Jacques Chabanes de l'Académie Arts-Sciences-Lettres. Je n'ai pas pu continuer la rédaction de ce livre car cela me demandait beaucoup trop de temps et la maladie de mon mari s'aggravant, je me suis donc contentée d’écrire des nouvelles. « Un ‘Alien’ nommé Docteur Crabe » a été écrit dans la clinique, la nuit, dans la chambre que j'occupais avec mon époux. C'était pour un concours de lettres. Et la lettre s'est appelée « Lettre au Docteur Crabe ». Docteur Crabe était l’appellation que mon mari et moi avions donnée à son cancer pour en parler en public et ne pas utiliser le terme cancer ou tumeur quand nous ne souhaitions pas que les autres comprennent le sujet de notre conversation. « Lettre au Docteur Crabe » a gagné le concours et le livre ensuite a été préfacé par le fondateur du mouvement des Soins palliatifs en Italie, le professeur Vittorio Ventafridda.

    Après la mort de mon mari,  il m’a fallu du temps pour émerger du tsunami que son départ avait provoqué. J'ai repris ensuite l'activité littéraire en parallèle avec mon travail de formation du personnel soignant en accompagnement à la fin de la vie et en soins palliatifs, mon activité de bénévolat pour l'Association que j'ai fondée et mon travail professionnel de soutien aux personnes qui viennent régulièrement demander de l'aide.

    Je partage mon temps entre la France et l'Italie. Ayant des activités dans les deux pays, je travaille indifféremment dans les deux langues. J'ai donc des livres publiés  des deux côtés de la frontière. Certains sont écrits directement en français, d'autres en italien. En général, je m'auto-traduis et je fais vérifier mes traductions par des personnes compétentes.

     

    Mes livres en français :

    « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde »

     

    « Le Mystère du Palais Farnèse »

     

    « Le Voyage Initiatique d'Elena - Une Rencontre au-delà du Temps et des Mondes »

     

    « Dormez ! Retrouvez votre sommeil d'enfant: Secrets, exercices, remèdes naturels et efficaces »

     

     « Padi et l'aventure de la vie »  

    http://www.amandacastello.com/livre-Padi.html

    https://www.facebook.com/pages/Padi-et-laventure-de-la-vie/253862134695922

    D'autres sont en italien et non pas encore été traduits en français.
    D'autres encore sont… dans le tiroir.
    Quand on est dans une activité de soutien à la personne en souffrance, il est très difficile  de se consacrer régulièrement à l’écriture comme je le souhaiterais. J’envie les auteurs/es qui déclarent travailler X heures par jour !

     

    3. Quel lien existe-t-il, pour toi, entre le besoin d’écrire des livres, et la conscience du caractère éphémère de la vie ?

    J'aimerais pouvoir dire, comme certains auteurs, « tous les matins j'écris » ou « tous les soirs à partir de 22 heures je m’assieds à mon bureau et je me plonge dans mon manuscrit ». Pour moi, c'est impossible. Le type de vie que j'ai ne me le permet pas. Pourtant ce besoin d'écrire est viscéral. Quand on travaille, comme moi, sur la fin de la vie, on donne plus de valeur à chaque instant qui passe et plus précisément on possède une profonde conscience du caractère éphémère de la vie. Le besoin de ce que l’on considère important est donc encore plus pressant. Mais pas dans le sens où le temps passe et qu’il faut laisser un message à l'humanité. Non. Ce serait une grande prétention qui n'est pas la mienne. Mais se poser la question : qu'est-ce que j'ai à dire ? qu'est-ce que j'ai reçu et qu’il est utile de transmettre ? est-ce que cela est une des raisons pour lesquelles je suis ici ? Si c'est le cas, alors je dois écrire.

     

    4. Est-ce que tes livres te permettent d’aborder d’autres thèmes que tu n’as pas l’occasion aborder en tant que conférencière, ou au contraire, sont-ils des compléments à tes interventions ?

    Voici une excellente question.

    Bien sûr, quand je parle des thèmes qui sont les miens : l’accompagnement à la fin de la vie, le respect de la personne en deuil, les enfants en deuil etc. tous ces thèmes,  mon idéal, ma philosophie de la vie et mon écriture. sont objet aussi bien de mes cours, de mes conférences et donc de certains de mes écrits. Par exemple, j’ai écrit un livre pour les jeunes, de 6 à 15 ans, « Padi et l'aventure de la vie » pour répondre à des besoins ressentis chez les enfants, les familles, les enseignants, les soignants.

    Il y a forcément une interaction entre ma propre formation, mon expérience, mes centres d'intérêts et mon activité principale.

    Padi et l_aventure de la vie_COV

     

    Un autre exemple significatif est « Le Voyage Initiatique d'Elena. Une Rencontre au-delà du Temps et des Mondes ». C'est un livre auquel je tiens beaucoup. Pour moi, il est comme un enfant porté longtemps en gestation. Il est le fruit de toute une vie, d'expériences, de partage avec le monde du chamanisme en Amérique Latine où j'ai beaucoup appris. J'ai essayé de transmettre dans ce livre très spécial, de nombreuses expériences, croyances, un vécu, tout un patrimoine qui va justement bien « au-delà du temps et de l'espace ». Au début, j’ai hésité. Que faire ? Écrire un essai sur ce qui se passe après la mort physique ? Cela n’aurait intéressé que les spécialistes, des lecteurs préparés ayant déjà une connaissance du sujet ou des personnes en quête d'informations sur la question. Or, je voulais toucher un large public, transmettre à de grands adolescents et à des adultes tout ce que j'avais découvert, appris, expérimenté. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi de le faire sous la forme d'un roman. On y trouve, bien sûr, des parties qui, comme le nom l'indique, sont romancées et permettent de classer ce livre dans la catégorie des ouvrages « fantaisie », mais la limite entre la dimension de l’imaginaire et une certaine forme de réalité est souvent mal définie et peut laisser place à des interprétations personnelles, comme cela s'est vérifié dans de nombreux commentaires des lecteurs et des lectrices.

    Le voyage inititique_quarta

     

    Un autre livre comme « Le Mystère du Palais Farnèse » est également un livre qui mêle la réalité et l'imaginaire. La réalité, c'est un projet de solidarité concernant le développement dans une région italienne de défibrillateurs semi-automatiques pour sauver des vies, celles de personnes dont le cœur en fibrillation conduit à une mort subite sans l’intervention immédiate de cet appareil. Je me suis beaucoup impliquée dans ce projet, en tant que bénévole, afin de promouvoir ce projet, en Italie d’abord, puis au niveau de la communauté européenne. La réalité se manifeste avec l’exposition de l’artiste italien, Getty Bisagni, qui a passé 20 ans de sa vie en France. Ce vieux monsieur est un très grand peintre contemporain et un ami de longue date. Je l’ai impliqué dans ce projet de solidarité, car lui-même ayant réchappé à de graves problèmes cardiaques était très sensible à l’argument. La réalité s’appuie donc sur cette exposition avec des œuvres très engagées au niveau social et qui me touchent beaucoup. L'imaginaire c'est ce qui se passe à l'intérieur du Palais Farnèse : des œuvres qui interviennent, agissent, animées d’une vie propre, provoquant stupeur, angoisse et moult interrogations. Encore une fois, l'influence de l'Amérique Latine, du chamanisme, de la magie se glisse entre les pages pour associer la réalité à l'imaginaire.

    Le Mistere du Palais Farnese_4 de coverture FR
     

     

    « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde » est un recueil de sept nouvelles, sept histoires, celles de sept femmes de continents divers, dans sept pays différents et à sept époques distinctes. Toutes ces femmes ont existé ou existent encore. Une façon pour moi de rendre hommage à des héroïnes anonymes dont le nom ne figure pas au Guinness des Records ou dans les livres d'Histoire. Elles ont vécu des aventures dramatiques, violentes, puissantes, douloureuses et pourtant pleines d'amour et d'espoir. Chacun de ces récits pourrait devenir un livre en soi. L'un des critiques littéraires, lors d’une présentation de cet ouvrage, m’en a d'ailleurs fait  la remarque. Il n'est pas dit qu'un jour je ne reprenne ces histoires, une à une, pour les transformer en sept livres...

    Les amours Impossibles des femmes_ quarta

     

    « Dormez ! Retrouvez votre sommeil d'enfant: Secrets, exercices, remèdes naturels et efficaces ».

    Il ne s’agit pas d’un livre de « recettes » mais d’une méthode pour améliorer nos nuits et en conséquence, notre vie. Les nuits sont aussi importantes que les jours et constituent une partie essentielle de notre équilibre. Le sommeil est la moitié de la santé, dit un proverbe. Combien de personnes voient leur santé fragilisée à cause d’un manque de sommeil, d’une mauvaise qualité de celui-ci. Pire, combien sont-elles à souffrir d’insomnie? Aidant de nombreuses personnes affectées par des troubles du sommeil, de l’anxiété et par d’autres problèmes liés au stress, je tiens des consultations et des formations.


    Cet e-book est le résultat de mon expérience. Chaque chapitre développe un thème spécifique. Les sujets ont été choisis avec attention et placés selon un ordre qui permet au lecteur de contrôler facilement l’évolution de son amélioration. L’approche didactique de cette formation, soigneusement étudiée, facilite l’apprentissage et les progrès. La méthode comprend des exercices, des remèdes naturels et efficaces pour bien dormir Elle fournit aussi des liens et des programmes à télécharger gratuitement… Ce livre est enrichi de photos, d’illustrations et de reproductions de tableaux. Il n’existe qu’en version e-book.
     

    Dormez_Cov

     

     
    [Interview à suivre !] 


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