• Amanda CASTELLO est une auteure brillante et passionnée, comme elle nous l'a déjà démontré dans la première partie de l'interview que nous lui avons consacrée.

    Dans cette seconde partie, Amanda va nous parler d'auto-édition et de développement personnel… Une occasion formidable pour notre blog "Auteurs Indépendants" de mettre en avant ces notions essentielles d'amour, d'altruisme et de partage auxquelles la liberté de l'auto-édition n'échappe pas ;-)

    Amanda Castello

    5. Nous vivons dans un monde où  la quantité d’informations ne cesse d’augmenter chaque jour. Sollicités de toutes parts, nous sommes tous confrontés à un manque de temps. Que penses-tu de l’avenir du livre dans un monde comme le nôtre ? Ne crains-tu pas de voir les lecteurs numériques se désintéresser progressivement du support écrit pour des formats tels que les podcasts ou les vidéos ?

    L'avenir du livre et donc de la lecture ne se situe pas, à mon avis, dans le débat stérile entre livre-papier et livre-numérique, entre communication-vidéo et communication-écrite. Je crois que la clé du problème se trouve dans notre capacité d'enseigner le plaisir de la lecture, de donner le goût du livre aux enfants. Heureusement, les statistiques disent que la littérature enfantine permet actuellement de sauver le marché du livre. Un enfant qui lit régulièrement aujourd'hui est un adulte qui ne pourra plus se passer de lire. Un enfant qui est malheureusement planté devant la télévision, les jeux vidéo et les tablettes dès son plus jeune âge ne deviendra jamais un lecteur, que ce soit en numérique ou sur papier. Il va donc de notre responsabilité de pousser les jeunes à découvrir les plaisirs de la lecture. Il faut stimuler leur créativité, leur envie de pénétrer, de découvrir « Le Pays Fantastique » afin de ne pas le laisser mourir, comme disait Michael Ende dans son superbe ouvrage « L’Histoire sans fin ». Suivons l’exemple de Bastien dans ce roman et sauvons la Petite Impératrice qui règne sur « Le Pays Fantastique », soutenons la fantaisie, défendons l’imagination, protégeons le cerveau de nos enfants et ainsi l'avenir de l'humanité.

    Cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas la commodité d'un e-book quand je suis en voyage, ou pour lire couchée et ne pas devoir supporter le poids d’un livre de 400 pages. Je reconnais également l'intérêt d’une vidéo pour avoir une communication claire et immédiate ou la rapidité du passage de l’information grâce à un podcast. Je suis bien consciente de leur utilité et je m’en sers régulièrement pour mes cours, conférences, formation en e-Learning, You Tube…. Ce sont, pour moi, des approches complémentaires et non antagoniques.

    blog opération succès amanda castello

    6. Peux-tu nous parler du développement personnel ? Quand as-tu commencé à t’intéresser personnellement à ce sujet ? Y a-t-il eu un facteur déclencheur dans ta vie, ou as-tu baigné dans un environnement familial où il avait déjà toute son importance ?

    J'ai beaucoup travaillé et continue à travailler sur le développement personnel. Pendant deux ans j'ai collaboré avec un ami, Fabrice Béal, publiant chaque semaine un article sur son blog http://www.operation-succes.com/blog/.

    Cette discipline, reconnue désormais sous l’appellation « Développement personnel », est extrêmement importante dans la situation sociale dans laquelle nous vivons. La crise n’est pas seulement économique et financière, elle touche tous les aspects de la vie personnelle, affective, sociale, spirituelle. Les gens en ont chaque fois plus besoin. Cela aide à résoudre les problèmes, à retrouver un équilibre ou à ne pas le perdre, à augmenter la capacité d’intégration individuelle dans la société sans perdre son identité, à travailler sur l'estime de soi, sur l'augmentation de la confiance en ses propres capacités. Il existe aujourd’hui d'excellentes techniques à la portée de tous. Elles favorisent une ouverture d'esprit et permettent même d'atteindre des niveaux supérieurs, comme l’ouverture à la spiritualité (je pense ici aux enseignements de Neale Donald Walsh, Deepak Chopra, Wayne Dayer, Bernie Siegel, Brian Weiss, Denise Linn, Daniel Goleman, Matthieu Ricard, Eckart Tolle, Don Miguel Ruiz, Lise Bourbeau, Louise Hay...)

    livre_donald_walsch
    livre_deepak_chopra
    livre_wayne_dyer
    livre_bernie_siegel
    livre_brian_weiss
    livre_denise_linn
    livre_daniel_goleman
    livre_matthieu_ricard
    livre_eckhart_tolle
    livre_don_miguel_ruiz
    livre_lise_bourbeau
    livre_louise_hay

    Avoir vécu dans une famille ou des idéaux étaient respectés et des valeurs enseignées m'a certainement poussée à faire les choix qui ont marqué ma vie et à m'intéresser au monde extérieur, sans jamais renoncer bien sûr au développement individuel. Certains termes sont nés avec notre époque et, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, il y a 30 ans, nous pratiquions le développement personnel sans lui donner ce titre. Aujourd’hui, c’est une matière de réflexion, objet de publications et de formations, ce que je propose depuis des années.

     

    7. Comment es-tu arrivée à l’auto-édition ? Est-ce un choix délibéré de ta part ?

    L’auto-édition, je l'ai découverte en suivant le cours de Christian Godefroy avec le Kindle Bank System. J’étais ignorante en la matière et pensais qu’auto-édition signifiait auto-publication. Cette formation de Godefroy m'a beaucoup appris.

    Pourquoi je me suis intéressée à l'auto édition ? Simplement et au début parce que travailler avec des éditeurs est extrêmement difficile, compliqué et souvent très décevant. « Le Voyage Initiatique d'Elena », par exemple, je l'ai proposé à de nombreux éditeurs. Les « Grands » d'abord et les moyens ensuite. Je les avais ciblés en fonction de critères précis à travers leurs catalogues. Les réponses - quand j'en ai obtenues - ont été « votre livre est très intéressant, il ouvre sur de grandes prospectives, il peut toucher beaucoup de personnes, il est très bien écrit, mais… c'est un sujet risqué, difficile à vendre. »

    Certains m'ont même dit : « éliminez la partie spirituelle, la partie trop axée sur la mort, conservez l’action très bien menée et transformez votre livre en un roman d'aventure, genre Harry Potter (…) ». Voilà pourquoi je me suis ensuite intéressée aux possibilités qu'offrait CreateSpace pour la version papier et ensuite l'e-book.

    J'ai suivi le même procédé pour d'autres livres, à l’exception de « Padi et l'aventure de la vie », qui est en format A4. Richement illustré par de multiples photos et dessins, il ne peut pas, selon les propositions actuelles de CreateSpace, être publié en version brochée chez eux et donc mis sur la librairie Amazon. Son coût serait prohibitif pour l’acheteur.


    J'ai fait une tentative auprès d'une maison d’édition importante, dont je préfère taire le nom, mais qui n’a pas encore abouti. Je maintiens donc, pour le moment, l'autoédition avec la vente directe sur mon site, durant mes conférences, par la promotion sur les réseaux sociaux, le bouche à oreille... Bien sûr, la publication avec un éditeur national permettrait à un livre comme celui-ci d’avoir sa place dans toutes les librairies de France et de Navarre favorisant ainsi sa diffusion pour les enfants, les écoles, les familles, les soignants qui ont besoin de cet instrument. Mais je ne désespère pas, un jour ou l'autre, de trouver un éditeur, intelligent et sensible qui comprendra l'importance de cet ouvrage.

     

    8. Quels sont les principaux avantages et obstacles de l’auto-édition, selon toi, et comment envisages-tu l’avenir à ce niveau ?

    Je n'ai pas assez de pratique sur ce sujet et je ne crois pas que ma réponse pourrait être intéressante pour le débat en cours. D’autres auteurs qui publient depuis bien plus longtemps de  cette façon pourront certainement répondre beaucoup mieux à ce genre de question. Les limites que je vois sont celles mentionnées ci-dessus par rapport à mon livre pour les enfants, « Padi et l'aventure de la vie ». C'est pour moi une question de diffusion massive dans les librairies qui est en jeu. Des libraires peuvent-ils s’intéresser à des livres sortant du canal habituel où l’auteur ne reçoit que des miettes ? Quels sont les nouveaux rapports à créer pour ne léser personne ? L’auto-édition est aujourd’hui une réalité dont le monde de l’édition et de la diffusion ne peut plus ne pas tenir compte.

    Parmi les questions ou les doutes, il faut peut-être ouvrir le chapitre de la protection de la propriété littéraire. Les risques de plagiat augmentent avec la circulation des livres en version e-book et certains auteurs ont découvert leurs propres ouvrages publiés ou vendus sans leur accord ni contrôle sur des blogs, des plateformes, etc.

    Au niveau des avantages, l’un des plus importants est certainement la liberté de l’auteur/e. Liberté d’écrire et de publier, liberté d’avoir une relation directe avec ses lecteurs et lectrices, liberté de décider de ses campagnes de promotion, liberté de présenter son travail et de vendre dans les salons du livre, les espaces culturels des grandes surfaces, certains librairies mêmes, les blogs et sites, sur les réseaux sociaux… tout cela sans dépendre du bon vouloir d’un éditeur ou d’un libraire souvent peu enclin à laisser le livre en vitrine !

     

    9. Si cela n'est pas indiscret et que cela ne te semble pas prématuré d'en parler, quels sont tes autres projets en cours ou futurs ?

    Les projets en cours dans le domaine de l'écriture : reprendre et développer quelques-unes des histoires du recueil de nouvelles « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde » et en faire un livre. Par exemple, la première histoire Le Cristal de Iemanjá est issue d’un manuscrit qui comporte déjà 200 pages. J’y travaille.

    Dort également dans un tiroir un deuxième livre que je n'ai jamais terminé. C’est un livre sur le vécu avec mon mari et l'expérience de la maladie. Une « Via Crucis » que je n'ai encore pas pu conclure. Il faudra pourtant que je me décide. À la lumière de mon expérience de plus de 20 ans dans le domaine des soins palliatifs, je devrai ajouter un ultime chapitre car bien évidemment ma vision aujourd’hui n’est plus la même. Le témoignage reste cependant utile pour celles et ceux qui vivent des expériences similaires. Chacun empoigne sa propre vie avec les moyens à sa disposition. Toutes les épreuves sont des occasions pour grandir, comprendre et s’améliorer.

     
     

    10. Si tu avais une accroche à formuler pour nos lecteurs afin de leur donner l’envie de découvrir tes livres, quelle serait-elle ?

    Le mot accroche m’impressionne toujours. D'une part parce qu’il semblerait qu'avec une bonne accroche on peut tout faire. J'ai appris cela également avec Christian Godefroy et sa splendide formation du KBS. Mais cela me gêne un peu, comme si l’accroche pouvait avoir plus d’importance que le contenu. C’est une vision toute personnelle, j’en conviens. Autant l’importance du titre d’un livre m’est parfaitement claire, autant ce concept d’accroche ne « m’accroche » pas. Je suis en train de couper les cheveux en quatre, n’est-ce pas ? Bien sur  qu’un titre doit « accrocher », mais l’accroche est-elle fondamentale pour arriver à vendre ? Probable. La question serait-elle plutôt : ai-je vraiment envie de vendre ? Est-ce ma motivation ? Non, mais c’est important de vendre. On écrit pas pour vendre, nous sommes d’accord, mais un livre non acheté n’est pas diffusé (sauf dans les bibliothèques), alors il me faudra me résoudre à étudier « l’art des accroches »… (Lol !)

    Mais en toute confidence, en vieille idéaliste que je suis, j’avoue que mon désir secret se voudrait détaché de ces contingences matérielles. Ce dont j'ai envie, c'est d'intéresser les autres. Ce que je souhaite, c'est partager ce que je sais, ce que j'ai appris, ce que j'ai vécu, ce que j'ai compris… ce qui peut servir peut-être à d'autres en l’adaptant à la propre réalité. J'apprécie énormément le rapport créé avec mes lecteurs et lectrices, j'affectionne les commentaires, les échanges, les questions. Ma curiosité me pousse à analyser les critiques pour améliorer ce que je peux. Il n’est pas possible cependant de plaire à tout le monde et je ne crois pas qu'il faille chercher de plaire à tout prix. J'aime savoir qu'un de mes livres a servi à quelqu'un, qu'il a effacé une peur, qu'il a rassuré, qu'il a apaisé, qu'il a aidé ou simplement qu’il a fait rêver un moment...

    Si j'étais obligée d’écrire une phrase de marketing, je dirais simplement « Si vous cherchez un livre authentique écrit avec le cœur, pensé sincèrement avec la tête et offrant une ouverture vers la Lumière où tout ce qui est apparemment impossible peut devenir possible, alors je vous attends ! »
     


    11. Et enfin, peux-tu nous parler du lien que tu fais entre le bonheur de partager des bons moments avec les autres, et l’amour de soi ?

    Le bonheur de partager des bons moments avec les autres ne peut pas être séparé de l'amour de soi. On ne peut aimer les autres que si on s'aime soi-même, on ne peut respecter les autres que si on se respecte soi-même.

    Partager signifie donner et recevoir. Pour donner il faut déjà avoir en soi quelque chose, il faut aimer vouloir donner, mais il faut aussi apprendre à recevoir. Partager c'est apprendre la valeur de l'échange, l'ayni comme disent les Incas.

    Amanda_Carl_Simonton
    Amanda en compagnie du célèbre
    cancérologue américain Carl Simonton


    P.S. Merci pour cette belle interview, Charlie. Elle m’a donné l’occasion de réfléchir et de mettre en lumière de nombreux aspects du travail d’écriture. Lire et écrire, deux amours qui remplissent la vie, deux amis qui ne laissent aucune place à la solitude, deux maîtres pour ouvrir le Chemin. Merci !


    Retrouvez Amanda Castello sur internet :

    Le site de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/

    Le blog de son Association A.R.T.:
    http://www.artcurepalliative.com/blog/

    Son site personnel :
    http://www.amandacastello.com/

    Son blog personnel « Pachamama » :
    http://www.amandacastello.com/blog/

    Son blog en français pour aider les futurs bacheliers :

    http://www.passer-son-bac.com/

     


    Pour approndir les informations de cette interview très riche, je vous invite à découvrir les auteurs cités par Amanda, ainsi que les travaux du docteur Carl Simonton :
    http://www.visualisation-creative.com/dr_carl_simonton.php

    Quelques principes du Dr Simonton :
    Nos émotions influencent notre état de santé et notre guérison de manière importante;
    Nos croyances profondes ainsi que notre attitude influencent nos émotions, donc contribuent à notre état de santé;
    Nous pouvons influencer nos croyances, notre attitude et nos émotions, ce qui peut influencer notre santé;
    Des manières d'influencer nos croyances, attitudes et émotions peuvent être enseignées et apprises;
    Une des forces motrices très puissantes dans notre système immunitaire et autres systèmes de guérison, sont nos émotions.

     

     


    votre commentaire
  • Amanda-Castello-collage-voyage

    1. Bonjour Amanda. Tu as un parcours très riche. Tu es titulaire d’une licence en droit, d’un DES en Sciences politiques, tu as suivi une formation en EFT (Emotional Freedom Techniques), tu es fondatrice de l’Association Paulo Parra pour la Recherche sur la Fin de Vie, tu es conférencière, tu donnes des cours de communication, développement personnel, soins palliatifs et deuil, techniques de relaxation et visualisation, tu es une femme engagée dans la défense des droits de l’Homme en Amérique latine, tu parles 5 langues, tu es une grande voyageuse qui ne cesse de t’enrichir de la diversité humaine, tu es passionnée de littérature… Quel est le point commun entre toutes ces différentes actions ? Qui es-tu et quelle est ta philosophie de la vie ?

    Il n'est pas facile de répondre à une telle question sans risquer de donner l’impression d’avoir un ego démesuré ou, a contrario, de réduire arbitrairement ses propres compétences et qualités. Avec le cumul des années, il est quasi inévitable d’afficher une longue liste de formations et d'activités. Le fil conducteur qui les relie est probablement mon profond intérêt pour l'Autre avec un A majuscule. Ce fil rouge est tissé par le sens de la justice qui m'a poussée à faire des choix, à vivre des expériences souvent hors du commun. Très jeune, je me suis lancée au secours des plus faibles, des pauvres, des animaux… puis cet engagement est devenu beaucoup plus sérieux et structuré au fil des ans. Mon idéal s’est concrétisé dans la défense et la promotion des Droits Humains en Amérique Latine où j'ai vécu pendant de nombreuses années. Des expériences difficiles mais terriblement enrichissantes. Elles marquent de leur empreinte aujourd'hui nombre de mes écrits.

     

    2. Tu es l’auteure de plusieurs livres. Quand as-tu commencé à écrire, pour quelles raisons, et quelles sont ces différents livres ?

    Pendant des années mon activité solidaire ne m’a pas permis de me dédier à l’écriture. J'écrivais plutôt des rapports sur les Droits de l'Homme, des études, des réflexions sur les situations économiques, politiques, sociales... J'ai beaucoup travaillé aussi sur la situation des femmes, des enfants, des peuples indigènes, etc.

    Ecrire me passionnait depuis toujours. Autant je n’ai jamais eu de prix en mathématique, autant j’ai raflé tous les prix de français tout au long de ma scolarité ! Je lisais  dès que je pouvais, même en cachette au lieu de dormir. Très jeune, je dévorais la littérature russe et latino-américaine. 

    Mes débuts littéraires – si ce n’est pas un trop grand mot –  remontent aux années 90 avec ma participation à des concours de nouvelles, récompensés par des prix en France et en Italie. Je situerais le début de ce travail, de façon plus constante, avec la maladie de mon mari. À  l’époque, j’ai dû interrompre beaucoup de mes activités pour m'occuper de lui, dédiant tout mon temps à le soigner dans l'espoir de le sauver. C'est alors que je me suis mise à travailler l’écriture tout en étant à ses côtés. J'ai commencé avec un livre sur le Brésil qui n'est toujours pas fini : «  Le Cristal de Iemanjá ». Une nouvelle, qui est extraite d’une partie de ce livre, a été publiée dans le recueil « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde ». La nouvelle a reçu le Prix Jacques Chabanes de l'Académie Arts-Sciences-Lettres. Je n'ai pas pu continuer la rédaction de ce livre car cela me demandait beaucoup trop de temps et la maladie de mon mari s'aggravant, je me suis donc contentée d’écrire des nouvelles. « Un ‘Alien’ nommé Docteur Crabe » a été écrit dans la clinique, la nuit, dans la chambre que j'occupais avec mon époux. C'était pour un concours de lettres. Et la lettre s'est appelée « Lettre au Docteur Crabe ». Docteur Crabe était l’appellation que mon mari et moi avions donnée à son cancer pour en parler en public et ne pas utiliser le terme cancer ou tumeur quand nous ne souhaitions pas que les autres comprennent le sujet de notre conversation. « Lettre au Docteur Crabe » a gagné le concours et le livre ensuite a été préfacé par le fondateur du mouvement des Soins palliatifs en Italie, le professeur Vittorio Ventafridda.

    Après la mort de mon mari,  il m’a fallu du temps pour émerger du tsunami que son départ avait provoqué. J'ai repris ensuite l'activité littéraire en parallèle avec mon travail de formation du personnel soignant en accompagnement à la fin de la vie et en soins palliatifs, mon activité de bénévolat pour l'Association que j'ai fondée et mon travail professionnel de soutien aux personnes qui viennent régulièrement demander de l'aide.

    Je partage mon temps entre la France et l'Italie. Ayant des activités dans les deux pays, je travaille indifféremment dans les deux langues. J'ai donc des livres publiés  des deux côtés de la frontière. Certains sont écrits directement en français, d'autres en italien. En général, je m'auto-traduis et je fais vérifier mes traductions par des personnes compétentes.

     

    Mes livres en français :

    « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde »

     

    « Le Mystère du Palais Farnèse »

     

    « Le Voyage Initiatique d'Elena - Une Rencontre au-delà du Temps et des Mondes »

     

    « Dormez ! Retrouvez votre sommeil d'enfant: Secrets, exercices, remèdes naturels et efficaces »

     

     « Padi et l'aventure de la vie »  

    http://www.amandacastello.com/livre-Padi.html

    https://www.facebook.com/pages/Padi-et-laventure-de-la-vie/253862134695922

    D'autres sont en italien et non pas encore été traduits en français.
    D'autres encore sont… dans le tiroir.
    Quand on est dans une activité de soutien à la personne en souffrance, il est très difficile  de se consacrer régulièrement à l’écriture comme je le souhaiterais. J’envie les auteurs/es qui déclarent travailler X heures par jour !

     

    3. Quel lien existe-t-il, pour toi, entre le besoin d’écrire des livres, et la conscience du caractère éphémère de la vie ?

    J'aimerais pouvoir dire, comme certains auteurs, « tous les matins j'écris » ou « tous les soirs à partir de 22 heures je m’assieds à mon bureau et je me plonge dans mon manuscrit ». Pour moi, c'est impossible. Le type de vie que j'ai ne me le permet pas. Pourtant ce besoin d'écrire est viscéral. Quand on travaille, comme moi, sur la fin de la vie, on donne plus de valeur à chaque instant qui passe et plus précisément on possède une profonde conscience du caractère éphémère de la vie. Le besoin de ce que l’on considère important est donc encore plus pressant. Mais pas dans le sens où le temps passe et qu’il faut laisser un message à l'humanité. Non. Ce serait une grande prétention qui n'est pas la mienne. Mais se poser la question : qu'est-ce que j'ai à dire ? qu'est-ce que j'ai reçu et qu’il est utile de transmettre ? est-ce que cela est une des raisons pour lesquelles je suis ici ? Si c'est le cas, alors je dois écrire.

     

    4. Est-ce que tes livres te permettent d’aborder d’autres thèmes que tu n’as pas l’occasion aborder en tant que conférencière, ou au contraire, sont-ils des compléments à tes interventions ?

    Voici une excellente question.

    Bien sûr, quand je parle des thèmes qui sont les miens : l’accompagnement à la fin de la vie, le respect de la personne en deuil, les enfants en deuil etc. tous ces thèmes,  mon idéal, ma philosophie de la vie et mon écriture. sont objet aussi bien de mes cours, de mes conférences et donc de certains de mes écrits. Par exemple, j’ai écrit un livre pour les jeunes, de 6 à 15 ans, « Padi et l'aventure de la vie » pour répondre à des besoins ressentis chez les enfants, les familles, les enseignants, les soignants.

    Il y a forcément une interaction entre ma propre formation, mon expérience, mes centres d'intérêts et mon activité principale.

    Padi et l_aventure de la vie_COV

     

    Un autre exemple significatif est « Le Voyage Initiatique d'Elena. Une Rencontre au-delà du Temps et des Mondes ». C'est un livre auquel je tiens beaucoup. Pour moi, il est comme un enfant porté longtemps en gestation. Il est le fruit de toute une vie, d'expériences, de partage avec le monde du chamanisme en Amérique Latine où j'ai beaucoup appris. J'ai essayé de transmettre dans ce livre très spécial, de nombreuses expériences, croyances, un vécu, tout un patrimoine qui va justement bien « au-delà du temps et de l'espace ». Au début, j’ai hésité. Que faire ? Écrire un essai sur ce qui se passe après la mort physique ? Cela n’aurait intéressé que les spécialistes, des lecteurs préparés ayant déjà une connaissance du sujet ou des personnes en quête d'informations sur la question. Or, je voulais toucher un large public, transmettre à de grands adolescents et à des adultes tout ce que j'avais découvert, appris, expérimenté. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi de le faire sous la forme d'un roman. On y trouve, bien sûr, des parties qui, comme le nom l'indique, sont romancées et permettent de classer ce livre dans la catégorie des ouvrages « fantaisie », mais la limite entre la dimension de l’imaginaire et une certaine forme de réalité est souvent mal définie et peut laisser place à des interprétations personnelles, comme cela s'est vérifié dans de nombreux commentaires des lecteurs et des lectrices.

    Le voyage inititique_quarta

     

    Un autre livre comme « Le Mystère du Palais Farnèse » est également un livre qui mêle la réalité et l'imaginaire. La réalité, c'est un projet de solidarité concernant le développement dans une région italienne de défibrillateurs semi-automatiques pour sauver des vies, celles de personnes dont le cœur en fibrillation conduit à une mort subite sans l’intervention immédiate de cet appareil. Je me suis beaucoup impliquée dans ce projet, en tant que bénévole, afin de promouvoir ce projet, en Italie d’abord, puis au niveau de la communauté européenne. La réalité se manifeste avec l’exposition de l’artiste italien, Getty Bisagni, qui a passé 20 ans de sa vie en France. Ce vieux monsieur est un très grand peintre contemporain et un ami de longue date. Je l’ai impliqué dans ce projet de solidarité, car lui-même ayant réchappé à de graves problèmes cardiaques était très sensible à l’argument. La réalité s’appuie donc sur cette exposition avec des œuvres très engagées au niveau social et qui me touchent beaucoup. L'imaginaire c'est ce qui se passe à l'intérieur du Palais Farnèse : des œuvres qui interviennent, agissent, animées d’une vie propre, provoquant stupeur, angoisse et moult interrogations. Encore une fois, l'influence de l'Amérique Latine, du chamanisme, de la magie se glisse entre les pages pour associer la réalité à l'imaginaire.

    Le Mistere du Palais Farnese_4 de coverture FR
     

     

    « Les Amours Impossibles des Femmes qui ont changé le Monde » est un recueil de sept nouvelles, sept histoires, celles de sept femmes de continents divers, dans sept pays différents et à sept époques distinctes. Toutes ces femmes ont existé ou existent encore. Une façon pour moi de rendre hommage à des héroïnes anonymes dont le nom ne figure pas au Guinness des Records ou dans les livres d'Histoire. Elles ont vécu des aventures dramatiques, violentes, puissantes, douloureuses et pourtant pleines d'amour et d'espoir. Chacun de ces récits pourrait devenir un livre en soi. L'un des critiques littéraires, lors d’une présentation de cet ouvrage, m’en a d'ailleurs fait  la remarque. Il n'est pas dit qu'un jour je ne reprenne ces histoires, une à une, pour les transformer en sept livres...

    Les amours Impossibles des femmes_ quarta

     

    « Dormez ! Retrouvez votre sommeil d'enfant: Secrets, exercices, remèdes naturels et efficaces ».

    Il ne s’agit pas d’un livre de « recettes » mais d’une méthode pour améliorer nos nuits et en conséquence, notre vie. Les nuits sont aussi importantes que les jours et constituent une partie essentielle de notre équilibre. Le sommeil est la moitié de la santé, dit un proverbe. Combien de personnes voient leur santé fragilisée à cause d’un manque de sommeil, d’une mauvaise qualité de celui-ci. Pire, combien sont-elles à souffrir d’insomnie? Aidant de nombreuses personnes affectées par des troubles du sommeil, de l’anxiété et par d’autres problèmes liés au stress, je tiens des consultations et des formations.


    Cet e-book est le résultat de mon expérience. Chaque chapitre développe un thème spécifique. Les sujets ont été choisis avec attention et placés selon un ordre qui permet au lecteur de contrôler facilement l’évolution de son amélioration. L’approche didactique de cette formation, soigneusement étudiée, facilite l’apprentissage et les progrès. La méthode comprend des exercices, des remèdes naturels et efficaces pour bien dormir Elle fournit aussi des liens et des programmes à télécharger gratuitement… Ce livre est enrichi de photos, d’illustrations et de reproductions de tableaux. Il n’existe qu’en version e-book.
     

    Dormez_Cov

     

     
    [Interview à suivre !] 


    votre commentaire
  • Dans une double optique d' élargir le débat culturel et contribuer à ce que l'auto-édition ne soit plus forcément considérée comme le rebut de l'édition, et fournir aux auto-édités les réponses à toutes les questions essentielles qu'ils peuvent se poser dans le développement de leur activité, j'ai eu l'idée d'organiser une longue enquête sous forme de long sondage resté accessible en ligne du 1er août jusqu'au 10 septembre.

     

    Afin d’écarter des personnes trop novices en la matière, qui auraient pu démontrer leur méconnaissance de l’auto-édition en l’assimilant au simple fait de s’auto-publier (j'insiste sur la nuance importante qu’il existe entre les deux dans le livre), j’ai décidé de ne m’adresser qu’aux auteurs « actifs depuis plus d’un an ».

    Malgré ce critère de sélection clairement défini dès le départ, deux profils ont dû être écartés du traitement des réponses du fait qu’ils ne mentionnaient aucune publication, ni gratuite, ni payante, et 17 autres auteurs (soit 13% des personnes interrogées), qui n’avaient débuté leur activité qu’en 2014, ont finalement été retenus pour les raisons suivantes :

    • en quelques mois seulement, 9 d’entre eux avaient déjà publié plusieurs livres
    • 2 n’en avaient publié qu’un seul, mais déjà vendu entre 1000 et 2000 exemplaires
    • les 6 autres auteurs se sont montrés particulièrement déterminés et bien informés dans leur manière d’appréhender leurs projets d’auto-édition (cinq d’entre eux avaient déjà publié leur premier ouvrage, et la sixième personne en était à l’étape de publication), et leurs réponses permettaient d’apporter un éclairage particulièrement intéressant concernant la qualité des ouvrages auto-édités
    enquete_autoedition_auteurs

    Je tiens à préciser qu’il n’y a pas eu d’autre sélection de ma part parmi les auteurs interrogés, et j’en profite pour remercier ici toutes celles et ceux qui ont pris le temps de nous fournir ces précieuses informations.

    Du fait de son mode de propagation, ce sondage s’adressait beaucoup plus aux auteurs activement présents sur le web (et donc très souvent concernés par le format numérique comme alternative ou complément au format papier). Je l’ai en effet diffusé d’abord parmi mes propres réseaux, par contact direct ou bien par l’intermédiaire de regroupements d’auteurs auto-édités dont je fais partie, et puis chaque auteur a été invité à faire de même à son niveau. Par ailleurs, je me suis rendu compte que nous constituions une petite communauté assez restreinte pour le moment, née au départ de plusieurs initiatives disparates (2011-2012) qui ont fini par tisser des liens les unes avec les autres, notamment grâce à la création de différents groupes d’auteurs auto-édités sur Facebook.

     

    Ce sont finalement 130 auteurs, aux styles très diversifiés, qui ont accordé toute leur attention à cette enquête, afin que nous puissions en savoir un peu plus sur qui ils sont, comment ils travaillent, et quelles sont leurs intentions :

    • 112 Français (dont un auteur vivant en Nouvelle-Calédonie, et un autre à la Réunion)
    • et 18 auto-édités francophones des pays suivants : Belgique, Canada, Espagne, Japon, Luxembourg, Portugal, Irlande et Suisse

     

    couv Kindle AE
     
    (Ancienne couverture)
    AE Kindle
     
    (Nouvelle couverture 09/2015)

     

    Le livre est organisé en 5 différentes parties :

    • AVANT-PROPOS : dans lequel j'essaie de raconter avec humour l'accueil généralement réservé aux auteurs autoédités par les libraires, le déni systématique de certains auteurs désormais renommés, mais qui ont néanmoins commencé par l'auto-édition, les différents impairs commis par la sélection dragstique des grands éditeurs devant des manuscrits aujourd'hui devenus des références…
    • L'AUTO-ÉDITION, C'EST QUOI ? Un petit rappel sur les différents moyens de publier un ouvrage, les principaux reproches faits à l'auto-édition, la définition d'un auteur et la seule à laquelle on puisse se référer (on ne devient pas un auteur parce qu'on publie un livre, mais parce qu'un certain nombre de lecteurs l'ont apprécié !), l'observation que les ouvrages publiés par les maisons d'édition ne sont pas forcément des modèles de perfection orthographique, la condition des auteurs (98% sont obligés d'avoir un second métier), la répartition du prix de vente d'un livre et le comparatif des droits d'auteur par rapport aux pourcentages réservés aux différents acteurs de la chaîne du livre…
    • L'ANALYSE DES RÉPONSES DE L'ENQUÊTE AUTO-ÉDITION
      1. Auto-édités, qui êtes-vous ? (14 questions)
      2. Auto-édités, comment travaillez-vous ? (15 questions)
      3. Auto-édités, comment vous faites-vous connaître ? (18 questions)
      4. Auto-édités, quels sont vos objectifs ? (8 questions)
      5. Auto-édités, que pensez-vous de l'auto-édition ? (4 questions)
    • RÉSUMÉ DE L'ENQUÊTE ET CONCLUSIONS, reprenant les points les plus importants concernant l'auto-édition comme nouveau phénomène, et démontrant qu'elle est une opportunité à saisir pour les auteurs tout comme pour les différents acteurs de la chaîne du livre
    • LISTE DE LIENS INCONTOURNABLES POUR LES AUTO-ÉDITÉS
      1. Liens d'aide à l'écriture (3 liens)
      2. Liens sur l'actualité de l'auto-édition et l'aide à l'auto-édition (12 liens)
      3. Liens de solidarité entre les auteurs auto-édités et services gratuits de publication (6 liens)

     

    Peu de journalistes ont parlé de cette enquête (pour en trouver, il faut aller voir en Allemagne), mais une revue de presse est tenue et régulièrement mise à jour sur la page de vente de mon livre :

    Livre-conseils-autoédition

     

    http://charlie-bregman.iggybook.com/fr/l-autoedition-pourquoi-comment-pour-qui/


    C'est un livre qui remet les points sur les i, autant du côté des auteurs auto-édités que de ceux qui regardent l'auto-édition d'un mauvais œil.

    J'ai voulu que ce soit un bon livre sur l'auto-édition.

    Un livre qui soit à la fois le trésor de guerre des auto-édités… et aussi leur faire-valoir.

    J'ai voulu que ce livre montre la voie à suivre pour tous les auteurs qui rêvent de se constituer un lectorat.

     


    L'AUTO-ÉDITION POURQUOI COMMENT POUR QUI, Charlie Bregman
    Pour l'instant disponible en version numérique (100 pages env.)
    sur les meilleures plateformes de distribution (format ePub ou Kindle).
    Édition brochée à l'étude pour l'automne.

    Vous voulez faire un cadeau utile à quelqu'un passionné d'écriture,
    rêvant d'en faire une belle aventure ?
    En attendant la version brochée,
    vous pouvez d'ores et déjà offrir ce livre au format numérique !
    (cliquez ici)



    votre commentaire
  • 1. L'autoédition, c'est quoi ?

    Lorsqu’un éditeur décide de publier un manuscrit, il lui est donné la possibilité de proposer à l’auteur deux types de contrat très différents :

    • le contrat d’édition à compte d’éditeur, où l’éditeur se comporte comme un véritable producteur littéraire en proposant ce qu’on appelle un à-valoir (acompte délivré à l’auteur à la signature du contrat) et en assumant pleinement la part de risques liée aux dépenses nécessaires destinées à fabriquer et commercialiser le livre,
    • ou le contrat d’édition à compte d’auteur, où l’auteur est alors plus ou moins clairement invité à participer aux frais de l’éditeur (avec souvent de nombreux abus recensés, pouvant aller jusqu’à l’escroquerie pure et simple avec disparition de l’éditeur dans la nature), et que les anglais appellent « Vanity Press » (une forme d’édition qui profite de la vanité des auteurs)
    human-732254_1280
    CC0 Public Domain, source Pixabay

     

    L’auto-édition, souvent confondue à tort avec l’édition à compte d’auteur, constitue pour un auteur une troisième manière de publier un ouvrage, en lui permettant alors d’endosser lui-même le costume d’éditeur.

    Ainsi, pour la plupart des gens aujourd’hui, malheureusement, un auteur auto-édité, c’est un auteur qui a décidé de publier son livre tout seul sans rien demander à personne… et l’histoire s’arrête là.

    Mais de la même manière que l’on différencie les bons éditeurs des mauvais en s’intéressant à ce qu’ils sont capables d’effectuer en plus du travail de publication, un auteur auto-édité n’est pas simplement un auteur auto-publié (son travail ne s’arrête pas à la publication).

     

    Un auteur auto-édité n’est pas un auteur auto-publié.

     

    En effet, un vrai travail d’auto-édition consiste a minima à :

    • écrire le livre (casquette d’auteur),
    • le (faire) relire et le (faire) corriger (travail préalable d’édition),
    • le publier (auto-publication),
    • s’activer à le faire connaître (promotion),
    • le mettre en vente (commercialisation),
    • assurer son acheminement jusqu’aux lecteurs (distribution),
    • puis écrire d’autres livres !

     

    jump-830428_1280
    CC0 Public Domain, source Pixabay
     

    2. Les maisons d'édition sont-elles vraiment parfaites ?

    Auparavant, toute maison d’édition sérieuse avait recours à trois correcteurs différents pour un seul manuscrit.

    Pour des raisons sans doute liées aux coûts que cela implique, cette précaution ne semble plus forcément être respectée. Des coquilles (pour utiliser un terme plein de diplomatie) se glissent en effet de plus en plus fréquemment parmi les nouveaux livres publiés.

    La version numérique du prix Goncourt 2011 (le roman d’Alexis Jenni, L’Art français de la guerre, publié par Gallimard) avait été publiée avec une bonne dizaine de « coquilles »… qui avaient été corrigées par les pirates eux-mêmes. (Inutile de relire cette dernière phrase, vous avez bien lu.) Par ailleurs, bon nombre d’entre elles, et notamment des fautes de conjugaison qui ne relèvent aucunement de l’emploi du subjonctif imparfait qui tend à devenir un peu obsolète, par exemple, figuraient également dans la version papier. J’imagine que de nombreux lecteurs se sont probablement étouffés en lisant des phrases comme « ils se rinçèrent la bouche de vin », « nous nous efforçions de vivre moins », « comment nous plaçerons-nous » (effectivement, c’est une question que peuvent se poser ces correcteurs qui avaient manifestement un problème avec la cédille), ou « à l’extrémité des ligne de transport » (oups, il manque un s), « ils mangaient des nouilles » (mais oui, bien sûr, mais estimons-nous heureux, on a échappé au pire si la coquille s’était glissée dans les nouilles), « tu ne va pas t’y mettre aussi » (à l’orthographe ?), « quand tout ceux qui ont vu » (je vois bien, oui !), « tu tourne le dos » (et moi je tourne de l’œil !)…

    Oui, je sais, ça fait mal. Le mythe éditorial en prend un coup. Mais je ne pouvais pas ne pas mentionner cette anecdote incroyable, qui permettra de réfléchir au degré d’exigence que l’on voudrait imposer aux auteurs auto-édités. Car c’est évidemment sur cette brèche de la qualité orthotypographique que se bâtissent les meilleures argumentations, puisque oui, désormais, grâce à l’auto-édition, tout le monde sans exception peut effectivement publier (rendre public), n’importe quoi et n’importe comment, et ce d’autant plus facilement grâce à l’extrême rapidité des nouveaux moyens de publication numérique.

     

    Tout le monde peut désormais publier tout et n’importe quoi. Oui.

     

    L’auteur qui effectue le « choix » de l’auto-édition (est-ce vraiment un choix, le livre conseil autoédition "L'autoédition pourquoi comment pour qui", de Charlie Bregman, basé sur une enquête auprès de 130 auteurs autoédités francophones, y répondra plus loin) prend donc le risque de faire passer ses ouvrages à l’arrière plan d’une audace qui sera généralement assimilée, dans le meilleur des cas, à de l’inconscience, ou alors, ce qui est probablement pire, à une formidable démonstration d’impertinence. Car dans l’esprit collectif aujourd’hui, s’auto-éditer, ce n’est ni plus ni moins qu’un moyen de s’autoproclamer auteur.

    Mais derrière les préjugés faciles, les généralités désastreuses et les caricatures grossières, je pense qu’il est temps d’élargir le débat à une prise en considération un peu plus juste d’un certain nombre d’auteurs plus sérieux, qui ont probablement toute leur place dans le monde des livres, et qui peuvent d’ores et déjà se féliciter d’avoir conquis un lectorat bien au-delà du cercle restreint de leur entourage.

    Vous souhaitez savoir pourquoi et comment l'auto-édition peut néanmoins être une opportunité pour les auteurs ?

    Inscrivez-vous à la newsletter de ce site pour recevoir les codes d'accès aux prochains articles qui seront publiés sur le sujet.

     

    Vous êtes en vacances ?

    Profitez-en pour écrire, mais aussi pour vous procurer le livre "L'autoédition pourquoi comment pour qui" au tarif exceptionnel de 0,99 € avant son retour au tarif courant de 4,99 € !

    AE Kindle
    Plus qu'une enquête, ce livre aborde tous les points que vous devez connaître pour vous lancer ou vous perfectionner dans l'auto-édition.
    C'est un livre de conseils, basé sur une enquête réalisée auprès de 130 auteurs francophones pratiquant l'auto-édition depuis plus d'un an.
     
    À découvrir absolument !
     
    Livre-conseils-autoédition


     

     

     

     


    2 commentaires
  • person-110303_1280
    CC0 Public Domain Pixabay


    Pour fêter mon quarante-et-unième anniversaire à la fin de la semaine, j'ai décidé de me faire un cadeau.
    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on devient vieux, on devient généralement un peu égoïste et capricieux.
    Bon, ok, je pense plutôt au 3ème âge – voire même au 4ème, quand on se prépare à passer du côté de la 5ème dimension – mais toujours est-il que cela ressemble un processus naturel.
    On redevient un peu enfant d'une certaine manière, avec une certaine délectation à regoûter au parfum d'une certaine innocence plus ou moins visible sous forme d'écume au coin des lèvres, même si cela n'est pas forcément vu d'un très bon œil par celles et ceux qui nous entourent et nous "supportent" (soudainement avec un tout nouveau sens donné à ce mot).

    À 40 ans, putain, qu'est-ce qu'on se sent vieux !!
    Oui, je sais, beaucoup d'entre vous me diront "Ta gueule Bregman, moi, j'aimerais bien les avoir encore, mes 40 ans !", mais il n'empêche qu'on a beau avoir la probabilité d'une vie encore devant soi, on sait que l'on n'est plus si invincible que ça, que tout peut très vite basculer, comme cela a déjà été le cas plusieurs fois autour de soi.
    Ce n'est pas qu'on virerait hypocondriaque à tous les coups, mais un petit peu quand même. Il faut reconnaître que des petites douleurs qui n'existaient pas ont fait leur apparition, on ne digère plus comme avant, on ne récupère plus aussi facilement, on perd la mémoire, on perd ses dents…
    (Certes, vous connaissez mon goût pour l'exagération…)

    À 40 ans, si cela n'a pas été fait avant, il est grand temps de prendre des résolutions.
    On doit choisir entre abdication et persévérance, entre résignation et irrévérence, entre pérennisation et concupiscence.

    Pas de chance, j'adore ce dernier mot.
    C'est beau, non, "concupiscence" ?

    strawberry-799597_1280
    CC0 Public Domain Pixabay


    On peut donc décider de se ranger du côté de la fatalité pour renoncer à l'effervescence (encore un très joli mot), et léguer le reste de sa vie à l'abnégation (même si elle doit nourrir des causes qui détruisent le monde qui nous est prêté par les générations à venir) plutôt qu'à la bienveillance de ce qui nous est cher.

    À chacun de choisir sa propre rime.

    « Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ? »
    Le Cercle des poètes disparus, Peter Weir, 1989.


    Difficile ?
    Permettez-moi ce petit placement de valeur :
    L'essentiel est de laisser parler son cœur plutôt que sa raison.

     

    vivement l'amour-couv

    Alors puisque je ne me sens pas encore l'âge d'être raisonnable, aujourd'hui, du haut de mes 40 piges, le scribouillard que je suis en a marre de vivre sa vie au brouillon.
    Aux yeux de certains, je devrais plutôt songer à tourner la page de certains idéaux et redevenir fourmi parmi la fourmilière, car à rêver tout haut, l'on prend toujours le risque d'y laisser quelques plumes, c'est ça ?

    « M'en fous ! »
    J'ai encore 40 ans pendant deux jours, c'est l'été, c'est les vacances, j'en profite !
    Je suis un sale gosse, c'est certain… Mais je suis peut-être aussi un père de famille, responsable de la transmission de valeurs sans lesquelles le long voyage de la vie ne vaut pas le déplacement, bordel !
    Je ne suis pas le seul à constater que le monde part en couilles, non ? Alors éteignez vos télés, arrêtez de vous abreuver de crise et de doutes, et de pessimisme et de peurs, reprenez conscience de votre potentiel, de ce que vous avez dans les tripes, de ce que vous êtes le ou la seul(e) de pouvoir partager avec les autres, et pour ça, commencez d'abord par retrouver votre sourire !

    Non, sérieusement, c'est pas que vous tirez la tronche tout le temps, mais entre nous, combien de minutes passez-vous chaque jour à éprouver du bonheur qui se voit jusqu'à sur votre visage ?
    C'est essentiel, le sourire, non ?
    Vous savez ce que je pense ?
    Un visage qui ne sourit plus, c'est une âme qui a baissé les bras.

    children-82272_1280
    CC0 Public Domain Pixabay


    Moi, je veux voir des âmes qui bougent, des énergies qui se manifestent, des talents qui se remuent et qui se regroupent, des rêveries individuelles qui deviennent des rêves collectifs.
    Je veux voir des vies meilleures qui contribuent à rendre ce monde meilleur.


    Qui changera le monde sinon celle ou celui qui y apportera son propre souffle ?


    Se glorifier le nombril ne changera jamais rien. Allez voir quelques photos de notre planète vue de l'espace et essayez de vous repérer sur la photo. C'est frustrant, hein ? Eh bien c'est comme ça ! Vous aurez beau chercher, vous ne vous y verrez pas !
    En fait, il n'y a que ce que nous décidons de faire ENSEMBLE qui est grand.
    Jamais ce que nous faisons individuellement.

    Malgré tout, chacun de nos choix a sa part d'influence sur la vie et le bonheur des autres.
    Alors si l'on faisait les bons choix, plutôt que les mauvais ?
    Si on décidait, ici et maintenant, de ne pas laisser les autres décider à notre place de ce que nous devons faire, de comment l'on doit vivre, ce que l'on doit penser, ce que l'on doit dire ?

    Je crois qu'on parle de liberté. Mais la liberté ne s'éprouve bien qu'avec le sourire, non ?

    Alors si l'on s'en faisait un objectif, de retrouver ce sourire ?

    Sur ce blog d'auteurs indépendants, aujourd'hui, j'ai envie de mettre en avant un livre que je connais particulièrement bien.
    Normal : c'est moi qui l'ai écrit.

    Vous vous demandez peut-être quel roman lire en ce moment ? Choisir un roman, ce n'est pas facile. Un roman à lire en vacances, c'est toute une mission, pas vrai ?
    Dans votre sélection "romans vacances", qu'il s'agisse de livres à glisser dans votre valise ou d'ebooks à télécharger sur votre liseuse, privilégiez avant tout ceux qui vont vous FAIRE DU BIEN !

     

    Capture d’écran 2015-06-08 à 16.00.19
     
    Capture d’écran 2015-06-08 à 15.35.49


    Je ne sais pas comment je me suis débrouillé pour qu'un roman avec d'aussi bons retours ne se vende pas plus que ça, mais visiblement, je m'y suis pris très mal.
    Enfin si, en toute confidence, je crois surtout qu'il y avait un réel conflit de valeurs en moi, entre vouloir le succès de ce livre et redouter de devoir le promouvoir en public.
    Peut-être que cette explication peut vous paraître inappropriée, mais je reste persuadé, au contraire, que lorsque quelque chose en vous ne souhaite pas votre réussite, vous NE pouvez PAS réussir.
    Enfin bref, ce n'est pas le sujet du jour, et j'aurai d'autres occasions d'en reparler…

    Capture d’écran 2015-06-08 à 16.09.28


    "Vivement l'amour", c'est l'histoire d'une longue aventure :
    * Un premier jet entièrement publié sur un blog en 2006 et 2007, avec plus de 100.000 visiteurs en 2007
    * Plus de 1000 environ la première année, alors qu'en France (ça, j'aime bien le répéter, ceux qui me suivent l'auront remarqué ?), un premier roman s'écoule à 700 exemplaires en moyenne, avec 50% de probabilités d'en écouler moins de 300)
    * Des retours ultra enthousiastes (ne vous méprenez pas, je n'en tire aucune supériorité : simplement un grand bonheur !)
    * Bientôt 1500 exemplaires écoulés… et je l'espère beaucoup plus grâce à la promotion surréaliste que j'ai mise en place pour les vacances sur le format numérique (0,99 €, vous avez bien lu !!)

    Capture d’écran 2015-06-08 à 15.40.02
     
     
    Vous avez hâte de vous procurer ce grand moment d'évasion ?

    3 possibilités d'offrent à vous :
     
    1. Format numérique Kindle ou ePub :
     
    2. Format brochée 2014, avec interview bonus :
     
    3. Seconde édition LIMITÉE et DÉDICACÉE,
    format broché Copymedia 2011,
    avec 40 chapitres au lieu de 39 :
     
    Vous ne saviez pas encore comment vous détendre pendant les vacances ?
    Désormais, c'est chose faite : à VOUS de passer à l' ACTION ;-)

     
    Achetez mon produit sur PriceMinister
    Charlie Bregman : Vivement L'amour ! (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

    15,00 €

    Vivement L'amour !
    Comme Neuf *
    Charlie Bregman
    1989. Charlie, 15 ans, est un garçon timide et complexé qui n'a qu'un seul objectif : conquérir la belle, intelligente et ultra convoitée Marina, qui ne voit en lui qu'un simple et inoffensif...
    Voir ma boutique

     

    * Comme neuf = neuf (mention automatique pour promo -20%)


    1 commentaire