• Alice Quinn, suspens et humour pour un Palace en enfer...

    Alice Quinn fait partie des incroyables « phénomènes » de l’autoédition : son roman Un palace en enfer, publié en janvier 2013 sur KDP d’Amazon, a remporté un tel succès que l'éditeur Michel Lafon, qui observe de très près ce qui émerge des livres autoédités, a intégré ce titre à son catalogue depuis janvier 2015.

    En attendant la parution du deuxième volet des aventures de Rosie Maldonne (Reine de la planque, octobre 2015), Alice, qui s’apprête à fêter la parution de la version anglaise d’un Palace en enfer (Queen of the trailer park, version Kindle en mai, version papier en juin), a accepté de répondre à notre interview pour nous en apprendre un peu plus sur elle et sur cette série pétillante d’énergie et d’humour.

     

    1) Bonjour Alice. Quand j’étais petit, je dépensais tout mon argent de poche pour m’acheter ces livres de la série Alice, de la Bibliothèque Verte et écrits par Caroline Quine. Quel est le véritable lien qui relie cette série à ton nom d’auteur ?

    Bonjour Charlie,

    Et merci pour cette invitation sur ton site. 

    Tu as tapé dans le mille, bien sûr. Même si ma Rosie Maldonne est à l’opposé de Alice détective, puisque le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas une gosse de riche élevée dans le luxe, néanmoins, c’est vers Alice détective que je me suis tournée pour choisir mon nom de plume. J’aimais cette énergie, ce glamour, qu’il y avait dans les Alice détective. Pour une petite fille de ma génération, elle représentait l’indépendance, le courage, la liberté de mouvement, les aventures incroyables, les voyages à travers le monde. Et elle conduisait les voitures de sport ! Une vie d’évasion. J’ai donc marié Alice comme prénom avec le nom de l’auteur, Quinn. J’ai appris récemment, que l’auteur des Alice détective était en fait un collectif d’auteur, ce qui rajoute au mystère.

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    2) J’ai lu un article il n’y a pas longtemps, qui disait qu’un romancier écrivait en moyenne une dizaine de livres avant de rencontrer le succès… Est-ce qu’Un palace en enfer est réellement ton premier roman, ou as-tu déjà eu une vie d’auteure avant ? Quand as-tu commencé à t’intéresser à l’écriture ?

    Ma mère, issue d’un milieu plus que modeste, femme de ménage, était une grande raconteuse d’histoires. Il semble que j’ai hérité de ce goût. J’ai toujours aimé raconter des histoires. Et j’aimais les mettre en scène, enfant, dans des pièces de théâtre de quartier avec les copains. Mais la pièce était toujours abandonnée avant le jour de la représentation, pour cause de défection des troupes. Je devais être trop autoritaire, car je ne supportais pas que les autres s’investissent moins que moi dans le projet. Pour résumer je gonflais tout le monde ! A présent, quand j’écris, bien sûr je suis seule et personne ne peut me faire défaut ou me décevoir si ce n’est moi-même ! Mon addiction se nourrit d’elle-même.

    Jeune adulte, je me suis d’abord tournée vers la réalisation de films. J’ai abordé l’écriture par le scénario de court métrage et j’en ai réalisé quelques uns. Mais quand j’ai voulu passer du court au long, le projet de film n’a pas vu le jour faute d’argent. C’est à ce moment là que j’ai décidé de transformer mon dernier scénario en roman. Car c’était un crève-coeur pour moi d’avoir passé tant de temps avec des personnages que j’aimais, et de les voir croupir dans mes tiroirs. Je me suis dit que le film se ferait dans la tête des lecteurs, mais que mon histoire, au moins aurait atteint son but : être racontée, rentrer chez des lecteurs, chez eux, mais aussi dans leurs coeurs.

    Il a été édité très vite par un éditeur traditionnel connu.

    En fait sans m'en rendre compte, j'avais "fait mes classes" en écriture. Structure du récit, dialogues, suspense, humour, j'avais appris à doser ces ingrédients ensemble à ma sauce. J'avais donc zappé ces "10 années" en quelque sorte. 

    Après quelques années à écrire des romans policiers pour les adolescents, et quelques déceptions de côté de mes attentes et dans ma relation avec certains de mes éditeurs, je me suis tournée vers l’auto-édition numérique qui venait d’apparaître. Une chance. Une vraie opportunité comme on en rencontre peu dans la vie.

    Ce fut pour moi une source de joie profonde. J’y ai trouvé un nouveau souffle, une liberté, une autonomie, un sentiment de maîtriser mon destin  dont j’avais vraiment besoin à ce moment là. C’est donc naturellement que j’ai ressorti de mes tiroirs ce roman, le Rosie Maldonne 1, qui avait été refusé par 3 éditeurs quelques années plus tôt. 

    Je l’ai retravaillé, j’ai cherché un nouveau titre, un nouveau nom d’auteur, et je suis repartie à zéro. C’était comme changer de peau. Une mue.

    Un palace en enfer est donc mon premier roman en tant que Alice Quinn, mais pas tout à fait mon premier roman ! Et en effet, j’en ai écrit une bonne dizaine avant ce succès.

     

    3) Ton personnage de Rosie Maldonne a un tempérament de feu. C’est une fonceuse, qui dit ce qu’elle pense sans prendre de gants, et qui n’est pas du genre à fuir devant les obstacles. Comment est né ce personnage ? Quels sont ses points communs avec la personne que tu es « in real life » ?

    Le personnage est né d'une question : "qui sont les véritables héroïnes de nos jours ?" Et d'un besoin pour ma propre survie: celui de pratiquer la joie de vivre. 

    J'ai répondu à la première par : "les mamans mono parentales" et au deuxième par : "pour trouver la joie de vivre je dois inventer un personnage qui va me la transmettre." 

    Oui pour moi les femmes et particulièrement les mères sont les héroïnes de notre monde. Les attributs de l'héroïne : la vaillance, le courage, la dose d'inconscience nécessaire, l'espérance, la générosité.

     Elles donnent beaucoup alors que le retour est souvent minima. Quand elles sont seules à élever un enfant, pas beaucoup d'argent, et qu'elles doivent se battre sur tous les fronts. Le travail, leur place dans le monde, l'argent, l'école, les devoirs, la nourriture saine si possible mais low budget, les activités. Élever votre enfant tout en veillant à ce qu'il ne devienne pas une racaille. Et en même temps parvenir à vivre sa vie de femme, Des histoires d'amour qui se répètent, ou en pointillé avec les mêmes cassures, les échecs, sans perdre espoir. De toute façon elles n'ont pas trop le temps de se plaindre. Bref voilà pour l'héroïne.

    Mais ensuite, au delà des généralités, il y avait ma situation personnelle qui n'était pas brillante à l'époque. C'est un euphémisme. Inventer Rosie Maldonne devenait une nécessité. A un moment de ma vie où tout allait de travers, mais quand je dis tout, c’est vraiment tout, j’ai créé ce personnage comme une bouée de sauvetage. Il fallait que je trouve en écrivant tout ce que je n'avais plus alors dans ma vie et d'abord et avant tout le rire. Il me fallait un rendez-vous quotidien avec la joie de vivre, avec la légèreté, avec le courage. Il me fallait une amie qui ait toutes les audaces, jamais froid aux yeux, qui soit une héroïne, une vraie. Et quand Rosie Maldonne est venue à mon esprit je me suis dit et pourquoi ne pas lui donner encore plus: tout ce que je n'avais pas, moi? Beauté, sex-appeal, intelligence du cœur, courage teinté d'inconscience. Moi je réfléchis trop pour être courageuse! Et pour boucler les traits principaux de mon héroïne, comme j'ai un côté intello qui, je trouve, m'empêche de vivre simplement les choses comme elles se présentent, et aussi que je manque de confiance en moi et en mes intuitions,  j'ai décidé que Rosie serait du genre inculte, avançant dans la vie à l'instinct.

    Après tout moi aussi il était temps que j'écoute mes intuitions.  

    Rosie est devenue pour moi une sorte de double idéal. Quand je me pose à présent des questions sur mes choix et que je ne sais pas quoi répondre, je me demande : « Et rosie, qu'est-ce qu'elle ferait à ma place ? Qu'est-ce qu'elle dirait dans cette situation ? » Et là, j'ai ma réponse. Elle me guide.

     

    4) Tu m’as confié que certains pouvaient parfois te reprocher un style parfois trop familier. Pourtant, c’est aussi ce style qui a permis le succès de ton livre (personnellement, je n’avais encore jamais trouvé un auteur qui écrive aussi bien le bruit du café qui filtre !), et surtout la force de ton personnage puisque le livre est écrit à la première personne. Si tu avais à résumer la littérature en une seule phrase, quelle serait-elle ? Un bon livre, c’est quoi, pour toi ?

    Je suis une lectrice très éclectique, voire boulimique. Si j’ai 5 minutes devant moi, pour attendre quelqu’un ou quelque chose par exemple, je le ferai avec un livre ou une liseuse en main. Mes lectures sont très différentes et à part peut-être la science fiction, je me délecte de tous les genres.

    Un bon livre obéit pour moi à des critères très différents suivant le genre auquel il appartient. Si je demande à un polar d’avoir un suspense d’enfer et que j’accepte qu’il soit violent ou sanglant, je demande en revanche à une comédie d’abord de me faire rire, en lui pardonnant le manque de suspense. Les livres majeurs dans ma vie sont bien sûr ceux qui ont provoqué en moi une émotion telle qu’elle a changé ma vision du monde. Une œuvre de fiction peut être plus forte qu’un documentaire, car elle nous fait entrer dans la peau et la vie d’un personnage que nous ne sommes pas. Cette identification au personnage principal est primordiale afin de s’ouvrir au monde, de découvrir d’autres univers, de voyager dans le temps, dans l’espace. Des livres comme ceux de Richard Wright, de Coetzee, de Dany Laferrière, de Dickens, de Carol Oates ou de Philip Roth ont profondément changé mon rapport au monde. Mais il y a aussi des livres d’auteurs très peu connus, des petits bijoux, des merveilles fragiles. Je pourrais écrire un livre sur les auteurs qui ont enchanté ma vie.

    J’aime particulièrement bien entendu lire des comédies. L’écrivain Donald Westlake est mon héros, entre autres. J’attendais toujours fébrilement ses derniers livres avec son héros Dortmunder. Malheureusement Donald Westlake est mort et c’est un deuil de savoir que je ne vais plus rien découvrir de lui. Lire un livre qui va me faire rire ou sourire est assez rare, et j’apprécie ce privilège. J’éprouve une grande gratitude envers ces auteurs que j’admire et qui me font vibrer ou qui me rendent heureuses.

    Comment résumer en une seule phrase sans tomber dans le cliché : un bon livre est un livre qui me procure une forte émotion ?

     

    5) Rosie Maldonne va nous entrainer dans d’autres aventures. Pourquoi avoir choisi de continuer avec ce personnage ? Peux-tu nous faire un rapide résumé d’Un palace en enfer et, si cela n’est pas trop prématuré, une accroche pour la suite, qui paraitra en octobre ?

    Rosie Maldonne a été conçue pour devenir une compagne de vie. Je voulais en faire dès le début un personnage récurrent, familier pour moi, qui deviendrait une amie durant plusieurs années. J’avais renoncé à la suite de ses aventures à cause du refus des premiers éditeurs à qui j’avais envoyé le roman, mais grâce à son succès numérique, j’ai pu la retrouver et continuer un bout de chemin avec elle.

    Dans le premier opus, Un palace en enfer, Rosie Maldonne est donc une jeune femme grande gueule, belle, généreuse, ayant à charge plusieurs enfants, vivant dans une caravane de maigres ressources et elle découvre dans la poubelle du MacDo des tas de billets de banque, ce qui va l’amener à fricoter avec la mafia russe, à démanteler une histoire de corruption municipale, pendant qu’en même temps sa meilleure amie a disparu avec son bébé.

    Dans le deuxième (dont le titre reste non défini à ce jour), Rosie Maldonne, soupçonnée de meurtre, va devoir se cacher avec toute sa smala afin d’essayer de démasquer le véritable assassin.

    Dans chaque nouvelle aventure, Rosie, qui est un vrai coeur d’artichaut, va tomber amoureuse d’un nouveau béguin, avec plus ou moins de bonheur dans cette attirance.

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    6) C’est l’auto-édition qui t’a permis de signer avec l’éditeur Michel Lafon, tout comme Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes, Karen Merran… Est-ce que l’auto-édition aurait tendance à devenir la meilleure lettre de motivation des auteurs ?

    Je ne crois pas que ce soit encore une règle établie. Néanmoins Michel Lafon pour l’instant fait un travail de défricheur de talent, et surtout il considère le Kindle comme un observatoire privilégié de nouveaux auteurs. Il est pour l’instant encore précurseur en cela. Les éditions Bragelonne font la même chose avec la Fantasy. Les autres éditeurs traditionnels en France ne s’intéressent pour l’instant pas du tout encore aux auteurs indépendants numériques. Ils ignorent complètement ce phénomène. Mais je me suis laissé dire qu’ils éditent des auto-édités anglo-saxons (vendus au départ en anglais sur amazon.com), qui cartonnent sur le Kindle.com, qu’ils font traduire. Peut-être lorsque ces auto-édités ont des agents ?

     

    7) La plus grosse difficulté que rencontrent les autoédités est de faire connaître leurs ouvrages. Comment as-tu fait pour lancer la machine, au tout départ ?

    J’ai fait ce que je faisais pour chacun de mes livres que je publiais en numérique, et pour lesquels je vendais (avec beaucoup de bonheur) environ 10 livres par mois, c’est-à-dire que j’informais quelques amis que j’avais publié le livre, je leur proposais de l’acheter à un prix très bas (0,99 €), et j’attendais qu’ils le fassent, ce qui parfois pouvait prendre plusieurs semaines. Je suis assez timide et plutôt polie, ce qui fait que je ne relance pas mes amis. Et ma demande n’est pas toujours leur priorité. À présent j’ai un blog avec quelques personnes qui me suivent, donc la donne a peut-être changé, mais à l’époque, ça s’est passé comme ça. J’avais environ une vingtaine d’amis sur lesquels je pouvais compter, même si leurs réactions tardaient à venir.

    Dans le cas de Un palace en enfer, il s’est passé quelque chose d’inhabituel par rapport à mes autres livres et la machine s’est emballée. J’ai vendu 5 exemplaires le premier mois, (certainement tous parmi mes amis) ce qui était normal. Le deuxième mois, 250 exemplaires ont été vendus. Là, j’ai commencé à me dire qu’il se passait quelque chose d’étrange, et j’étais ravie, mais c’est quand le troisième mois j’ai vu que j’en avais vendu 2000 que j’ai compris que Rosie Maldonne avait conquis le cœur de mes lecteurs, ou du mois qu’elle les avait fait rire. Ce qui était mon but en écrivant le livre. D’abord me faire rire, puis faire rire les autres. Je crois qu’il faut beaucoup de chance pour toucher comme ça autant de lecteurs. Puis pendant l’année 2013, ça n’a pratiquement plus cessé. Rosie Maldonne a plafonné à la place numéro 1 durant des mois.

     

    8) Enfin, comment vois-tu l’évolution de la lecture numérique en France, au cours des prochaines années ? Es-tu une lectrice papier ou une lectrice numérique ? (Ou les deux ?)

    Je ne suis pas oracle, pourtant je crois que c’est irréversible. Quoi qu’il en soit, je conseille aux auteurs de se lancer dans le numérique tout en continuant à être édités par des éditeurs traditionnels. Il faut que nous parvenions à maîtriser certains aspects de notre destin d’auteur afin de pouvoir être un peu moins tributaires du plein pouvoir des éditeurs, qui par ailleurs nous sont indispensables et complémentaires. Et que cette fatalité : « les auteurs sont les seuls dans la chaîne du livre à ne pas en vivre » n’ait plus cours.

    Je suis une lectrice sur les deux supports. Pour la raison essentielle qu’on ne trouve pas encore « tout » en numérique. Je voyage avec ma liseuse tout comme j’achète facilement sur ma liseuse, car ça va si vite ! Quand j’ai envie de lire un livre, c’est génial si je peux l’avoir tout de suite. Je suis du genre impatiente ! Mais je continue à entasser dans tous les recoins de ma maison des livres physiques bien que je n’aie plus de place pour les ranger.
     


    Clip musical façon rap pour la sortie de Queen of the trailer park

     

    9) Tu es un des rares auteurs français issus de l'auto-édition à être traduits en anglais ? Comment vis-tu cet aspect ?

    Oui, Rosie Maldonne m’a porté chance jusqu’outremer ! Elle est sortie sous le titre de Queen of the trailer park en anglais. (Kindle en mai 2015, papier à partir du premier juin 2015).
    C’est assez fabuleux d’être lue par des lecteurs d’une autre culture, et ça va être vrai dans des pays de langue anglaise mais de cultures différentes, puisqu’il va sortir aussi bien en Angleterre qu’en Australie, Canada ou USA...

    Je constate sur les commentaires en anglais sur amazon.com que les réactions sont à peu près mes mêmes qu’en France. Une majorité de commentaires gagnés par la joie de vivre et la fraîcheur de Rosie, et une partie irritée par le personnage, dans les mêmes proportions environ et pour les mêmes raisons.

    Je me dis que l’humour de Rosie Maldonne est finalement assez universel, en tout cas dans le monde occidental, ça me fait plaisir.

    Je remercie mon personnage pour cette chance avec laquelle elle est si généreuse car elle en inonde toutes les personnes qui croisent sa route : les graphistes qui ont fait la couverture, la traductrice, le producteur de la version audio...

    J’espère que cette chance déborde aussi sur mes lecteurs qui passent un bon moment avec elle.

    Pour terminer cet entretien, je tiens à te dire, Charlie, à quel point je suis heureuse d’avoir l’honneur de figurer parmi tes rencontres avec des auteurs dans ton blog, et je t’en remercie.
     

     

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  • Commentaires

    1
    Alice
    Lundi 15 Juin 2015 à 14:02
    Merci Charlie pour cette belle interview, je suis fière d'être dans ton blog, à bientôt. Je mets ton lien dans le mien... my best
    2
    Alice
    Lundi 15 Juin 2015 à 14:06
    J'ai oublié de préciser dans le commentaire que finalement le titre du Rosie 2 n'est pas encore fixé. A l'heure actuelle, j'hésite entre: Cours, Rosie cours La reine de la planque La reine de la fugue, La vie de château
    3
    Lundi 15 Juin 2015 à 16:09
    Merci à toi Alice. N'inversons pas les rôles : c'est plutôt moi qui suis fier de t'accueillir ici ! Pour le titre de la suite, je vais corriger l'interview ;-)
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