• Mont rouge

    Le Mont-Blanc tant convoité par le peuple jaune deviendra-t-il rouge ?

     

    Un artiste danois, auteur de projets spectaculaires, est en route vers le sommet pour y déployer des toiles colorées et établir un Etat indépendant.

    Son projet intitulé "Mont Rouge" est destiné à se poser la question "A qui appartient la nature ?"

     

    Il n'en est pas à sa première provocation.

    Marco Evaristti âgé de 43 ans, a l'intention de gravir le sommet du Mont-Blanc à 4.810 mètres ... non pour en colorer la cime en rouge, comme annoncé précédemment, mais pour y déployer une toile amovible colorée.

     

    "Mon projet est de transformer cette montagne mythique du Mont-Blanc en Mont Rouge et de décréter la naissance d'un Etat souverain, le Pink State", a-t-il expliqué.

     

    Pour lui, le "Projet du Mont Rouge" est destiné à poser la question "A qui appartient la nature ? L'eau dans les lacs, la neige sur la terre, les fleurs dans les champs ou les arbres dans les forêts tropicales ? " Marco Evaristti estime avoir "le droit" de "créer un Etat de non violence, de pluralisme et de tolérance" sur le Mont Blanc, qui "n'appartient pas uniquement à la France".

     

    Pas de biodégradation en milieu glacier

    Ce projet, a précisé l'artiste, "ne pollue en aucun cas" l'environnement. Les maires de Chamonix et Saint-Gervais (Savoie), les communes où se trouve le Mont-Blanc, se sont dits "furieux" lundi du projet de l'artiste. "C'est dégradant de souiller un tel lieu, symbole de la pureté", a déclaré Michel Charlet (DVD), maire de Chamonix, qui a demandé aux gendarmes de haute-montagne de vérifier si l'artiste était sur place et d'intervenir le cas échéant. "Même si les teintes (de la toile) sont à base de fruits rouges, censées être biodégradables, il n'y a pas de biodégradation en milieu glaciaire et la couleur va rester prisonnière de la glace", a déploré le maire (UMP) de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex.

     

    Des poissons rouges dans un mixeur

    Ce projet est la suite d'une trilogie commencée en 2004 au Groenland. L'artiste y avait "peint" un iceberg en rouge afin de protester contre "les dépôts de déchets nucléaires abandonnés par les Etats-Unis près de la base américaine de Thulé" au nord de l'île. Evaristti a préparé son nouveau projet alpin depuis l'année dernière, et il a engagé une équipe de 15 personnes pour transporter quelque 1.200 litres d'eau colorée jusqu'à une des cimes du Mont Blanc pour l'asperger de rouge sur 2.500 m2. Coût de l'opération: environ 50.000 euros.

     

    Maître dans l'art de la provocation, il avait déclenché cinq ans plus tôt un tollé avec une exposition au musée danois de Trapholt (sud-ouest du Danemark) où il avait mis des poissons rouges dans des mixeurs, laissant aux visiteurs le choix d'appuyer ou non sur le bouton pour mettre en marche l'appareil et les transformer en bouillie.

     

     

    sources : http://neufportail.lci.fr/infos

     


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